Des zones intermédiaires de combat
La FNSEA s'est appropriée le combat pour les zones intermédiaires en créant un groupe national de travail. Le syndicat départemental se fait le relais des difficultés, qui frappent de plein fouet les agriculteurs charentais, tout en cherchant à "recréer de la valeur".
(© Fabienne Lebon)
Face au défi des zones intermédiaires, Jean-Bernard Sallat, président de la FNSEA 16, voit "deux attitudes : soit on regarde le verre à moitié vide et on se dit : c'est foutu ; soit on regarde le verre à moitié plein et on se dit qu'il y a un challenge à relever". Celui-ci consiste à "recréer de la valeur dans les zones intermédiaires de Charente", thème de la table ronde qui s'est tenue en marge de l'assemblée générale du syndicat, le 19 mars à L'Isle-d'Espagnac. Si l'on en croit l'état des lieux brossé en prélude par Franck Michel (chargé d'études économiques à la Chambre régionale d'agriculture), la Charente, et même l'ex-région Poitou-Charentes, partent de loin. "Les grandes cultures connaissent un décrochage dans les zones intermédiaires. Les performances économiques sont plombées par un effet ciseau défavorable sur les prix. Les revenus chutent depuis trois ans et l'EBE ne couvre même plus les annuités.