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Charolais
Des sélectionneurs avant tout producteurs de viande

La génétique passionne les sélectionneurs, mais ils ne perdent pas de vue que la production de viande est leur premier métier. Concours et foires relèvent de cette complémentarité.

Les Conviviales représentent le principal temps fort du syndicat. (photo d’archives)
Les Conviviales représentent le principal temps fort du syndicat. (photo d’archives)
© DR

Vêlages faciles et taureaux sans cornes sont les deux chantiers du herd-book charolais dont les éleveurs attendent plus particulièrement les conclusions. Pour réduire leurs charges, mais aussi pour améliorer leurs conditions de travail, parce que « les fermes et les troupeaux sont de plus en grands », expliquait Thierry Baudouin, qui présidait l’assemblée générale du syndicat, la semaine dernière au campus des Sicaudières.Car même si les cours ne sont ce que les éleveurs en attendent, les adhérents ne baissent pas les bras et continuent à parier sur l’avenir. En mars dernier, 35 veaux sur 45 présentés ont été vendus aux enchères à la station d’évaluation de Bressuire. Treize ont été vendus aux enchères, au prix moyen de 2 700 euros. Les autres ont été vendus entre 2 100 euros et 2 200 euros à des éleveurs du grand ouest, de la Sarthe aux Charentes.« La génétique est un investissement qui s’amortit. Quoi qu’il arrive, on a toujours besoin de taureaux certifiés », résume-t-il. L’amélioration génétique est une évidence que les études confirment. Comme celle d’un étudiant, qui a travaillé sur plusieurs milliers de veaux vendus sur les marchés au cadran du centre de la France. Selon lui, un taureau certifié génère une plus value supplémentaire de 87 euros par broutard et de 104 euros par taurillon.C’est pour faire connaître les performances de cette génétique et dans l’intérêt de ses adhérents que le syndicat développe ses actions de communication. Les Conviviales sont leur rendez-vous phare dans l’année. Désormais repoussé au début novembre, « quand les semis sont bien avancés », il semble satisfaire tout le monde, même si, financièrement, boucler le dossier est plus difficile. « Ce n’est pas parce que les temps sont durs, et que les charges de cette manifestation sont importantes, qu’il ne faut pas communiquer », estime Thierry Baudouin. « Relancer l’activité commerciale passe par là et assurer la promotion de la race, c’est assurer la promotion de nos animaux », poursuit-il. Les acheteurs lui ont donné raison semble-t-il, puisque seize veaux ont été vendus, à l’automne dernier, alors que seuls cinq avaient trouvé preneur un an plus tôt.
La charolaise mise à l’honneur « On repart pour une année », annonce-t-il. Et avec les mêmes partenaires en particulier les jeunes agriculteurs qui se sont chargés des 550 repas ou encore les éleveurs de rouges des prés qui organisent eux aussi leurs concours sur le site de Bocapôle. Si les Conviviales représentent le principal temps fort du syndicat, les foires concours d’animaux de boucherie, comme le 8 avril à Bressuire, ou celle de Noël à Parthenay permettent de mettre la charolaise à l’honneur. Thierry Baudouin tient aussi à rappeler que quand les sélectionneurs sont producteurs de génétique, « leur métier de base, reste la production de viande ».

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