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Bressuire
Des marges de productivité plus étroites

Lors d’un colloque, sur le thème de la viande bovine, dans le cadre de la foire de Bressuire, ont été mises en évidence les fortes disparités de production entre El Para (Brésil) et la France.

C’est presque comparer l’incomparable. Les organisateurs, la chambre d’agriculture et Interviandes Poitou-Charentes, ont été face à ce dilemme samedi lors d’un colloque sur le thème de la viande bovine dans le cadre de la foire exposition de Bressuire. Deux pays, le Brésil et la France, qui se livrent à la production de viande bovine, mais avec des écarts aussi grands que le revenu par habitants entre les pays en développement et les pays du Nord. Or dans le contexte de négociation à l’OMC, de réforme de la PAC et de hausse du coût des matières premières cette comparaison est intéressante à plusieurs titres.
D’abord pour constater qu’en Europe les coûts de production sont trois fois plus élevés qu’au Brésil mais avec des prix du marché comparables. Plusieurs éléments l’expliquent : une main d’œuvre sous payée dans les grandes exploitations, mais aussi un potentiel pédoclimatiques exceptionnel. Conséquence : avec 2 500 mm de précipitations, - 900 dans le bocage bressuirais -, les coûts alimentaires sont beaucoup plus faibles. Or les races locales, parfois croisées avec des races européennes ne permettent pas de dégager des rendements comparables. Dans les systèmes les plus intensifs, la production par hectare et par an se situe dans une fourchette comprise entre 540 et 720 kg, alors qu’il est de l’ordre de 620 kg en France, pour un rendement de carcasse inférieur à 50% là-bas et de 55 à 60 % en France selon les types d’animaux. Le climat tropical ne permet pas d’espérer une forte progression. Seuls des animaux rustiques peuvent s’y adapter.

Production bovine locale
Pourtant les opérateurs locaux misent sur un développement de la production bovine locale, véritable pilier de l’économie de cet état du nord du Brésil, situé entre l’océan Atlantique et la forêt amazonienne. Plus des trois quarts de la production sont consommés sur place et seulement 4% sont exportés. Les exportations sont freinées par une productivité qui progresse lentement mais aussi par les limites imposées à la déforestation. Reste à savoir au profit de qui se fera ce développement. Les gros ou les petits propriétaires ?
En France, les marges de manœuvre des éleveurs sont guère envisageables du côté de l’achat de broutards, d’une meilleure valorisation des animaux gras, ou du prix de l’aliment. « Elles sont plutôt à chercher du côté de la productivité du travail et du coût des bâtiments », assure Pascal Bisson, organisateur du colloque et conseiller à la chambre d’agriculture. Deux mondes séparent encore vraiment l’agriculture du Sud et celle du Nord.
G. R.

 Un excellent cru 2008.  Organisateur de la foire concours d’animaux de boucherie, Jacques Cadu était particulièrement satisfait de ce cru 2008. Les 213 animaux étaient installés « dans des conditions optimales », expliquait-il pour les opérations du jury et pour les acheteurs. Le chapiteau de 60 mètres de long et de 30 mètres de large abritait des animaux de toutes races venus du nord des Deux-Sèvres et des départements limitrophes. Les vendeurs n’ont pas regretté leur déplacement. « Tous les animaux ont été vendus et nettement plus chères qu’en 2007 », assure-t-il : entre 4,80 euros et 6,70 euros pour les femelles, et même 7,60 euros pour la championne. La conjoncture a pourtant pesé sur les catégories d’animaux exposés. Les quarante femelles supplémentaires, par rapport à l’année dernière, ont compensé les 35 mâles en moins. « Sans doute à cause de la FCO au moment de la mise à l’engraissement, mais aussi à cause du coût de l’aliment », assure-t-il.

Palmarès de la foire :

Génisses parthenaises. Grand prix d’excellence : SAS Terrien.
Vaches charolaises. Grand prix d’excellence : Gaec Les Eullards.
Jeunes  bovins blonds. Grand prix d’excellence : SCEA Bois Benet.
Jeunes bovins charolais. Grand prix d’excellence : EARL Boiteau Denis.
Jeunes bovins BB et croisés BB. Grand prix d’excellence : GAEC de la Galtière, Gratton Yves.
Femelles limousines. Grand prix d’excellence : Chupin Marie-Claire.
Lot 1 : génisses charolaises. Grand prix d’excellence : GAEC Le Bordage, Boissonot Alain et Patrice.
Lot 2 : génisses charolaises. Grand prix d’excellence : Loizeau Maurice.
Lot 1 : génisses blondes d’Aquitaine. Grand prix d’excellence : EARL La Roche des Landes, Bremond Benjamin.
Lot 2 : génisses blondes d’Aquitaine. Grand prix d’excellence : EARL La Roche des Landes, Bremond Benjamin.
Femelles BB et croisées BB. Grand prix d’excellence : GAEC l’Humeau, Guitete Cyrille.
Lot 1 : vaches blondes d’Aquitaine. Grand prix d’excellence : GAEC Bauchet.
Lot 2 : vaches blondes d’Aquitaine. Grand prix d’excellence : SCEA La Rouillère, Ripoche Gilles.
Lot 3 : vaches blondes d’Aquitaine. Grand prix d’excellence : EARL La Roche des Landes, Bremond Benjamin.
Lot 1 : vaches parthenaises. Grand prix d’excellence : EARL du Clos neuf, Barre Xavier.
Lot 2 : vaches parthenaises. Grand prix d’excellence : EARL de la Chapelle, Morille Vincent.
Femelles rouges des près. Grand prix d’excellence : SCEA La Moncellière, Jollivet Louis.
Jeunes bovins parthenais et autres races. Grand prix d’excellence : SCEA Bois Benet.
Vaches et génisses autres races et croisées. Grand prix d’excellence : Ferchaud Jeanine.

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