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Maïs
Des ensilages de maïs à point dès la fin août

Le climat du mois d’août, très sec et très chaud, a fait s’accélérer les stades du maïs avec des sommes de températures supérieures à la moyenne. Il fallait bien surveiller les taux de matière sèche dès le 20 août au risque de se faire déborder.

A la fin de la semaine prochaine, beaucoup de maïs aura été récolté.
A la fin de la semaine prochaine, beaucoup de maïs aura été récolté.
© N. C.
Avec des températures sur la dernière décade d’août supérieures à 30°C dont deux jours avec des températures supérieures à 35°C et moins de 20 mm dans la plupart des cas, le mois d’août a vu s’accélérer le cycle du maïs. Une accélération que les éleveurs ont surveillée de près pour prévoir les chantiers d’ensilage. Dès le 22 août, les échantillons de maïs arrivaient à la chambre d’agriculture pour une mesure de la matière sèche et une prévision de récolte à 32 %. Ainsi pour un maïs d’indice 400 semé le 2 avril à Echiré dans un limon  argileux, l’heure de la récolte devait sonner le 25 août. Selon la formule de calcul, c’était le 3 septembre pour un maïs semé le 15 avril à Nueil-les- Aubiers dans une parcelle sablo-argileuse. A Saint-Gelais, les associés de l’EARL Trouvé Poligny étaient un peu en retard ce 3 septembre sur une parcelle en sec semée fin avril. « On s’est faits un peu piéger par la vitesse de dessèchement. Même s’il y avait des parties moins sèches et en mélangeant dans les remorques, il a fallu tasser plus et on n’est pas allés  jusqu’en haut du silo. » Pour Jean-Noël, il s’agit d’être prudent sur la parcelle irriguée qui  sera récoltée le 17 septembre par l’entreprise. «  On l’arrose encore cette semaine qui a été  annoncée très chaude pour la garder en vert et on ensilera une partie jusqu’à remplir les silos et le reste ira en grains ».

Surveiller les taux de matière sèche
«  Nous avions ensilé une partie dès le 29 août dans une parcelle de terre rouge qui était à 31 % de matière sèche le 27 août. Le 29 août, il était temps d’ensiler une autre parcelle qui était déjà à 33-34 % de matière sèche  », explique Christian Bonneau, installé à Surin. Le jour J était programmé depuis 15 jours avec l’entreprise mais il a été reculé de deux jours pour laisser ses voisins ensiler des parcelles  encore plus sèches. « 32 % et un grain encore laiteux, c’est  sur les conseils du technicien aliment mon objectif depuis deux ans. Un stade qui convient mieux aux laitières et leurs résultats sont meilleurs », note Christian qui a comme chaque année bien tassé ses silos. Il se satisfait aussi du rendement qui avoisine les 15 tonnes de matière sèche. Après l’ensilage le 3 septembre d’une autre parcelle en terre à limons avec un maïs d’indice 420 semé début avril, il pense garder une partie en grains.
Pour des semis tardifs de fin mai, après les pluies, les analyses de matière sèche des échantillons annonçaient une récolte vers le 14 septembre mais les températures, de cette semaine de rentrée, qui avoisinent le 28-30 ° C devraient encore accélérer la maturité. Les maïs sont donc à surveiller de près pour en assurer la qualité.

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