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Des analyses pour savoir quand vendanger

Sandrine Lucas, œnologue de la Chambre d'agriculture, réalise des contrôles de maturité permettant de déterminer la date de début des vendanges.

Sandrine Lucas, œnologue de la Chambre d’agriculture, effectue pour des clients viticulteurs des contrôles de maturité et des suivis de vinification.
Sandrine Lucas, œnologue de la Chambre d’agriculture, effectue pour des clients viticulteurs des contrôles de maturité et des suivis de vinification.
© AC

Pour Sandrine Lucas, œnologue à la Chambre d’agriculture de la Charente-Maritime, la période de la rentrée est chargée. Depuis son arrivée, il y a bientôt deux ans, elle propose deux prestations spécifiques au moment des récoltes. La première d’entre elles est le contrôle de maturité. « Je rentre en contact avec tous les viticulteurs qui veulent que je fasse un suivi de leur parcelle », explique-t-elle. « Une fois qu’ils me l’ont montrée, ils ne s’en occupent plus du tout. »
Pour cette opération, elle se rend deux fois sur la parcelle choisie, à une semaine d’intervalle, et y effectue plusieurs prélèvements de baies à différents endroits, afin de tenir compte des variations internes à la parcelle. En fin de journée, après sa tournée qui l’emmène parfois jusqu’à Mirambeau, elle regagne l’antenne de St-Jean-d’Angély pour effectuer des analyses sur le degré alcoolique probable et l’acidité du raisin. « Avec ces deux paramètres, je peux établir le taux de maturité. Ensuite, j’envoie un mail et un SMS au viticulteur pour lui communiquer ses résultats. » Une donnée utile pour déterminer le moment idéal où lancer ses vendanges, ou pour choisir par quelle parcelle commencer. La date des contrôles de maturité est établie par rapport aux estimations moyennes des vendanges ; elle a débuté cette année le 31 août.

Une volonté d’améliorer la qualité

Les tournées pour le contrôle de maturité occupent bien Sandrine Lucas pendant deux semaines. Puis vient le temps des suivis de vinification. « Je ne vais pas apprendre aux viticulteurs à faire du vin », assure-t-elle. « Mais, parfois, il y a des doutes sur certaines pratiques, ou une volonté d’améliorer la qualité. » Le contrôle des cuves s’effectue à raison de deux passages par semaine. Surtout, elle propose une consultation téléphonique 24h/24 et 7j/7, afin de répondre aux questions qui pourraient survenir à tout moment. Le suivi s’interrompt d’ordinaire à la fin du mois d’octobre, mais cela pourrait être plus tôt cette année, en raison de la précocité annoncée des vendanges.

 

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