Aller au contenu principal

FDSEA
Découplage et prime unique sont en germe dans la réforme de la PAC

Lundi, la FDSEA présentait lors de son conseil, les conséquences de l’accord sur la réforme de la PAC avec un rééquilibrage des aides entre producteurs et l’abandon de la référence historique.

Le conseil départemental de la FDSEA s’est articulé autour de la « boîte à outils » proposée par le ministre de l’Agriculture.
Le conseil départemental de la FDSEA s’est articulé autour de la « boîte à outils » proposée par le ministre de l’Agriculture.
© DR

C’est un conseil départemental presque entièrement consacré à la réforme de la PAC qui était réuni lundi, à Châtillon-sur-Thouet. Sans attendre son congrès qui aura lieu le 17 mars, la FDSEA a voulu débattre des pistes qu’offre aux agriculteurs la « boîte à outils », proposée par le ministre de l’Agriculture, en marge de l’accord sur le bilan de santé de la PAC du 20 novembre dernier.
Si les conclusions françaises doivent être officiellement rendues cet été, il est de plus en plus question que la copie sera remise avant le salon de l’agriculture. D’où la nécessité, selon Patrice Coutin, « de progresser ensemble, dès maintenant, dans la réflexion ». Une progression à deux niveaux : d’abord pour réorienter les soutiens vers les productions les plus en difficulté, d’autre part pour négocier dans les meilleures conditions la fin des   aides couplées. Car la France est isolée au sein de l’Union européenne dont vingt-six des vingt-sept Etats membres ont opté pour le découplage. « Nous aurons du mal à défendre la prime historique », concluait le président de la FDSEA. D’ailleurs, en affichant le 19 janvier, sa vision très libérale de l’Europe, la présidence tchèque ne sera pas la meilleure alliée de la France sur ce dossier.
L’accord des ministres renforce le désengagement de Buxelles dans la gestion des marchés mais propose aussi des marges de manœuvres pour les Etats membres, en contrepartie de la fin de la jachère depuis le 1er janvier dernier, des restrictions à l’intervention publique, de la fin des quotas laitiers en 2015, de la suppression des aides aux cultures énergétiques, du découplage, de la conditionnalité, bien engagée… Mais aussi du renforcement de la modulation qui passera de 5% à 10% en 2012. Ces 5% supplémentaires seront mis à disposition des Etats pour orienter les aides vers des productions d’herbe, la protection de l’eau, l’extensification, etc.

Une convergence des soutiens
Le découplage des aides ira de pair avec une convergence des soutiens. Une idée dont les céréaliers semblent se faire une raison mais qui ne doit pas se faire « sans paliers ». Ce « rééquilibrage consisterait à prendre sur les aides les plus élevées pour donner aux plus vulnérables », expliquait Patrice Coutin. Il lançait en même temps un appel « à l’arbitrage » entre les productions « sinon, prévenait-il, le ministre le fera à notre place ».
Lors de cette soirée a été annoncé la probable mise en place de DPU pour tous les secteurs de production et de fonds de gestions des risques climatiques ou sanitaires. Quant au principe de régionalisation, il pourrait s’étendre à l’ensemble du territoire national. « Le raisonnement doit se faire à l’hectare », insistait Philippe Moinard, administrateur de la FNSEA, à l’origine de cette idée reprise dans le grand Ouest. Mais il défend aussi une prise en compte des actifs par un renforcement d’une prime fixe sur les 40 ou 50 premiers hectares. « S’y opposer donnerait raison à tous ceux qui fustigent la politique de répartition des moyens de production et des structures que nous défendons depuis des décennies », expliquait-il.
« On n’en est pas encore là », devait-il cependant constater. Pas plus que tout le monde n’est prêt à mettre en chantier une réelle gestion des marchés. Pourtant, « si l’on veut prendre en compte le revenu des agriculteurs et la question des territoires, la valorisation de notre activité passe inévitablement par des marchés stables, avec constitution de fonds interprofessionnels ». Au-delà de la prime unique que tente de faire accepter Bruxelles, c’est selon lui, « le défi de demain ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

La compagnie équestre espagnole Drakonia présente un spectacle époustouflant qui attire de nombreux spectateurs.
La fête médiévale prête au combat

La 15e édition de la fête médiévale de La Roche à Foucauld a lieu les 18 et 19 juillet. Un nouveau voyage aux temps des…

Le Réseau InPACT a réuni, à Saint-Groux le 9 juillet 2026, plusieurs acteurs de l'installation agricole, autour du préfet de la DDT, pour défendre une approche plus pluraliste de l'accompagnement des porteurs de projet.
Faciliter les installations atypiques
Le Réseau InPACT a reçu le préfet et les représentants de la Direction départementale des territoires (DDT)  en amont du…
L'obligation d'une part conséquente de maïs dans la ration des troupeaux AOP rend encore plus difficile la question des fourrages, dans un été où les pâtures, comme les champs de maïs, sont grillés.
AOP : "Sans dérogation, c'est l'arrêt de mort pour nos élevages"

Le 20 juillet, le syndicat des laiteries Charentes-Poitou a annoncé la décision de son conseil d'administration de demander un…

Les gendarmes vérifient qu'il n'y a pas eu d'effractions sur les maisons signalées.
Partir en vacances l'esprit tranquille
Gratuit et ouvert à tous, le dispositif Tranquillité Vacances permet aux particuliers de signaler leur absence afin que les…
Incendies en Gironde : pas d'arrivée spontanée !

Dans un communiqué du 27 juillet, la chambre d'agriculture de Gironde, qui coordonne les interventions des agriculteurs sur…

Les JA du canton donnent rendez-vous, samedi 1er août pour la journée "À la ferme, c'est Marans". 
Tous " À la ferme c'est Marans ", avec les JA 

Ce samedi 1er août, les JA du canton de Marans organisent, pour la première fois, une fête dédiée à l'agriculture…

Publicité