Crise de l'énergie : des mesures pour l'agriculture
Après l'Espagne, et la Grèce quelques heures plus tôt, c'est au tour de la France d'annoncer des mesures de soutien au secteur agricole face à la montée du prix de gazole et des engrais causée par la guerre au Moyen-Orient.
Entre la mi-février (soit juste avant le début du conflit au Moyen-Orient) et la mi-mars, le prix du GNR est passé de 1,28 €/1 000 litres à 1,81. Même type d'évolution pour les engrais : de 375 à 413 € pour la solution azotée ; de 501 à 532 € pour l'ammonitrate et de 566 à 654 € pour l'urée. Dans le contexte déjà bien compliqué pour l'agriculture, et notamment les céréaliers, très impactés par les aléas climatiques, ces hausses, auxquelles on peut aussi ajouter celle du gaz, vont forcément être difficiles à encaisser. Après avoir rencontré de très nombreuses OPA dès les premiers jours de mars, la ministre de l'Agriculture a annoncé ce lundi quatre mesures, dont l'une n'est pas finalisée : report de cotisations sociales, avec un délai de paiement accordé "sans frais ni majoration" aux exploitations agricoles qui en feront la demande ; étalement d'échéances fiscales, avec la possibilité offerte aux exploitants de demander "un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques" ; "prêts de court terme exceptionnels" accordés par Bpifrance, "pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant" ; enfin, le gouvernement annonce chercher " un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d'entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours."