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Conversion bio
Convertir une exploitation au bio

A l’occasion d’une formation organisée par Biosèvres pour les agriculteurs qui souhaitent se convertir à l’agriculture biologique, une visite de l’exploitation du Gaec la Plaine de Foumard a permis d’évoquer les réalités de la production en bio.

Les exploitants du Gaec La Plaine de Foumard à Azay-le-Brulé sont passés au bio en 1998.
Les exploitants du Gaec La Plaine de Foumard à Azay-le-Brulé sont passés au bio en 1998.
© DR

Une dizaine de stagiaires candidats à la conversion de leur exploitation à l’agriculture biologique ont rencontré, le 18 mars, les exploitants du Gaec La Plaine de Foumard à Azay-le-Brulé. L’exploitation qui compte aujourd’hui trois associés, François, Marie-Jo et Laurent, le dernier arrivé en 2007, est passé en bio en 1998. Le Gaec compte aujourd’hui 70 ha de terres, 13 vaches allaitantes et est passé de 120 à 240 chèvres, objectif de l’installation de Laurent. Le lait est transformé en fromage sur l’exploitation qui vient d’investir dans une unité de transformation flambant neuve. Les fromages sont commercialisés sur les marchés locaux, à la ferme et auprès des grossistes. 

Bien ancrés dans la réalité de la production de lait de chèvre biologique, les exploitants recherchent l’autonomie maximale de production de fourrages et de concentrés. « Le pâturage est la clé du système avec de bonnes prairies. Nous produisons aussi de la féverole, de l’orge de l’avoine, du maïs et des betteraves pour des rations équilibrées en achetant le minimum de concentrés protéiques qui sont à un prix très élevé », a expliqué Laurent. La gestion du parasitisme au pâturage se fait par une gestion rigoureuse de la présence des animaux sur une parcelle. « 21 jours quelle que soit la hauteur d’herbe », insiste Laurent.

Concernant la gestion  du troupeau, la conversion en bio exige, selon l’exploitant, d’être  vigilant sur l’aspect sanitaire et d’avoir suffisamment de renouvellement pour le troupeau. Les stagiaires ont posé des questions pratiques. Sur l’insémination qui est possible mais sans traitements hormonaux. Le désaisonnement est praticable avec l’homéopathie. « Mais nous utilisons au maximum le flushing avec 200 g de céréales, des vitamines, des minéraux et l’effet bouc pour avoir des mise-bas du 15 octobre au 15 novembre et en février-mars », a-t-il expliqué aux autres éleveurs. Les chevreaux sont élevés à la poudre de lait. « Et dans ce cas les chevrettes sont déclassées pendant six mois. » Du côté de la transformation, les contraintes de la production en biologique nécessitent d’utiliser du sel naturel, des produits de nettoyage agréés par les services vétérinaires.  

La plupart des stagiaires présents ont choisi de convertir leurs terres en agriculture biologique à partir du 15 mai prochain, par contre le passage des troupeaux, de chèvres ou vaches allaitantes, est en réflexion compte tenu des contraintes à prendre en compte. La formation conduite par Anne Barbier, de l’association Biosèvres, doit justement apporter les éléments de réflexion et de décision pour chacun. 

 


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