Comme un petit air de la Vienne au Sommet
Parmi les quelque 139 000 visiteurs, 2 000 animaux et 1 800 entreprises présentes la semaine dernière à Cournon pour le 35e Sommet de l'élevage, la Vienne était bien représentée. Petit échantillon des Poitevins croisés dans les allées, le jeudi et vendredi. Lire en pages 6 et 7.
Pour Philippe Berger, le Sommet de l'élevage était "une répétition" avant le concours national île de France, qui se tiendra à la Ferme s'invite, du 6 au 8 novembre. L'éleveur ovin de Nieuil-l'Espoir vient chaque année à Cournon depuis une dizaine d'années. Habitué aux concours (il est présent en général à 4 salons qui en organisent, ainsi qu'au concours national), il est revenu vendredi soir avec 5 prix, avec les 9 animaux qu'il avait amenés en Auvergne, dont deux 1er prix. De l'autre côté des 24 hectares du Somment de l'élevage, dans le Hall 1, Frédéric Poirier était lui dans l'espace consacré aux vaches Limousines, avec 4 animaux, dont deux mâles : Ultrason (animal qu'il a en copropriété avec le Gaec de la Chaclou; Vianey Ben ; ainsi que deux génisses : Vedette et Asnières. Pas de prix pour lui cette année, mais toujours la même satisfaction de participer à ce type de compétition. "J'ai commencé à participer à des concours en 2003, à Lathus". Installé depuis 1996, l'éleveur de Marnay participait à son 5e Sommet de l'élevage, et "au moins 20e " concours national. Un engagement qu'il fait "par passion", mais aussi pour ce que ces concours lui apportent, en dehors des prix. "C'est bien de se comparer à ce que font les autres. Je pense que ça m'a fait progresser de voir d'autres types d'animaux, et des choix différents que font certains éleveurs. Moi, ce sont les animaux gros mixtes qui me plaisent. Mais c'est bien de regarder le reste".
Support d'enseignement
Dix apprentis en Certificat de spécialisation ovin à Montmorillon ont visité le Sommet jeudi. "C'est hyper technique, avec de l'équipement vraiment intéressant" estime Mélanie Moreau, enseignante dans l'établissement. "Ce n'est pas de l'amusement parisien" confiait-elle à quelques minutes de reprendre la route vers la Vienne. Un support d'enseignement important pour ces élèves dont la formation d'un an comporte beaucoup de pratique, mais aussi de la gestion technico-économique.
1re fois au Sommet
Elle est originaire de la Vienne, mais a quitté le département depuis plusieurs années, pour ses études. Après les Vaseix, Garance Degueule est aujourd'hui à VetAgroSup, à quelques kilomètres de Cournon. Cette fille d'éleveur a passé une bonne journée du jeudi à regarder de près les ovins et bovins présents. "Je regarde les différentes races, mais aussi comment elles évoluent". Une première expérience au Sommet qu'elle a partagé avec son papa, venu d'Antigny.
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