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Publi-reportage
COC poursuit ses projets structurants

Comme on pouvait s'y attendre COC (anciennement Centre Ouest Céréales) a réalisé une très petite collecte en 2024. Ce qui n'empêche pas la coopérative de clôturer l'exercice 2024-2025 avec un bilan positif et de poursuivre ses investissements et son développement, notamment autour de son usine de Chalandray.

Certes, le résultat consolidé de COC à sa clôture comptable de 2025 (d'un peu plus de 3 millions d'euros) est en nette baisse par rapport à 2024, mais ce chiffre est loin d'être mauvais, et il fait surtout suite à un montant exceptionnel l'année précédente. "Nous avons redistribué 14,5 millions" rappelle Emmanuel Massicot. Le président du Groupe COC explique que la baisse du chiffre d'affaires (333 millions d'euros) est quant à lui dû à une faible collecte, mais aussi des prix particulièrement bas. "C'est la plus petite collecte jamais réalisée" ajoute Pierre Adrien Flages, Directeur Général Adjoint chez Groupe COC. Seulement 441 000 tonnes avaient été collectées en 2024 chez les quelque 2 000 agriculteurs, soit 23 % de moins que l'année précédente. C'est la collecte de blé qui a le plus diminué, avec 203 000 tonnes (soit une diminution de 33 %), en raison de semis particulièrement compliqués par la météo, tout comme le reste de la campagne. "Il y a eu des changements d'assolement, et notamment un report important vers le maïs et le tournesol" détaille Pierre-Adrien Flages, qui ajoute que les rendements et la qualité n'ont pas été non plus au rendez-vous sur ces cultures.

Et l'usine ?

À Chalandray, ce sont un peu plus de 240 000 tonnes de graines de colza qui ont été triturées en 2024, soit un chiffre semblable aux années précédentes. Les débouchés de l'usine restent le biodiesel et la chimie verte, la glycérine, l'huile alimentaire et le COC100. "Nous avons produit 25 000 m3 de ce biocarburant, qui est désormais distribué dans une très grande partie de la France". Une filière qui amène une vraie valeur ajoutée, mais qui pourrait être fragilisée si la taxation venait à être modifiée (le projet en ce sens dans le budget 2026 a été écarté par les parlementaires). Pour sécuriser les débouchés des tourteaux de soja (qui partaient à la filière volaille, fragilisée par la grippe aviaire), COC a mis en place un tourteau spécifique pour le beurre AOP. "On trace les graines qui sont dans la zone Charentes-Poitou", et les éleveurs utilisent ces tourteaux pour leurs vaches laitières. Pas moins de 50 000 tonnes ont ainsi été commercialisées, sur les 150 000 tonnes de tourteaux produites chaque année. "C'est un vrai ancrage local, qui entre bien dans l'esprit coopératif de COC" se félicite Emmanuel Massicot. Toujours à l'usine, le projet de construction de serres pour produire des tomates, chauffées par l'usine, et sur lesquelles des panneaux photovoltaïques pourraient être installés, devrait se concrétiser en 2026. Afin de répondre au marché bio, le groupe a investi 10 millions d'euros dans un nouveau silo à Descartes. Une installation de dernière génération qui peut stocker 5 000 tonnes de graines, opérationnelle depuis cet été, qui peut traiter, segmenter et valoriser des lots spécifiques, et qui va notamment permettre de réaliser de la prestation de service pour Aquitabio. Un élément qui faisait partie du Plan COC 2030, tout comme le déploiement d'un nouveau système digital pour les outils et processus internes, qui devrait se faire l'été prochain. À noter également que le Groupe COC vient de réaliser son tout premier bilan carbone et rapport RSE.

Avoir une longueur d'avance

Même s'il rappelle que "depuis 2016, il y a des fluctuations de collectes très importantes, qui rendent tout plus compliqué", Emmanuel Massicot a redit la volonté de la coopérative de se projeter en permanence. "On doit avoir une longueur d'avance pour imaginer à quoi ressembleront nos agriculteurs demain. Seront-ils des coopérateurs, des clients ?" a ajouté le président de COC, avant de détailler les évolutions de périmètre opérées ces derniers mois avec le rachat notamment des Établissements Renaud (négoce agricole implanté dans l'Indre et le Loir-et-Cher), mais aussi des établissements Vivien (vente de carburant). Toujours dans cette démarche d'évolution, COC a développé sa filiale CoPresto, qui propose du triage à façon directement chez les agriculteurs (11 000 quintaux ont été triés en 2025, soit une hausse de

23 %), mais aussi du nettoyage de panneaux photovoltaïques. C'est dans ce même objectif que COC est entré au capital de Cyclair. La société de Pressac, qui a imaginé des robots désherbeurs mécaniques autonomes devrait livrer les premiers exemplaires (dont un qui sera destiné à COC) en 2027.

Changements à la gouvernance

Après 5 années passées à la présidence de COC, Emmanuel Massicot a décidé de ne pas se représenter. Pas pour un quelconque désaccord, mais parce qu'il souhaite "revenir sur la ferme". L'agriculteur des Deux-Sèvres quitte également le Conseil d'administration. 6 jours après l'assemblée générale, le nouveau CA se réunissait ce jeudi 11 décembre, pour élire son nouveau président. C'est Anthony Héline, agriculteur à Vouzailles, qui lui succède. Côté direction, après le départ d'Ulrich Housseau cet été (il a rejoint le Groupe Actura en tant que Directeur Général), les adhérents de la coopérative ont appris durant l'AG le recrutement de Guillaume Dumiot (actuellement directeur régional Axereal Grand Ouest), à compter du 16 février. "C'est important de créer un nouveau binôme entre président et directeur" explique Emmanuel Massicot.

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