Ce qu'il faut retenir de la séance publique du conseil départemental du 27 avril
Les sirènes et slogans des manifestants antibassines auront peu perturbé le conseil départemental du 27 avril. Le sujet n'était de toute façon pas à l'ordre du jour, mais à celui des commissions permanentes se tenant à huis-clos.
Le collège de Secondigny et le devoir de mémoire
Premier sujet soumis au vote : le nom du futur collège de Secondigny, choisi au terme d'un travail avec les élèves de primaire. L'établissement portera le nom d'Ida Grinspan, réfugiée en Deux-Sèvres pendant la seconde guerre mondiale puis rescapée d'Auschwitz à l'âge de 15 ans. Ida Grinspan a ensuite passé le reste de sa vie a témoigner de cet enfer pour qu'il ne se reproduise plus.
"C'est un soulagement de voir que le devoir de mémoire continue de circuler, que des collectivités s'en préoccupent par le biais d'un symbole - ce collège d'envergure - tourné vers l'avenir", s'est émue Sophie Grinspan, fille d'Ida, en visio.
Le système de protection de l'enfance dans la tourmente
Une grande partie de la séance est revenue sur les affaires de dysfonctionnements des organismes de protection de l'enfance révélées ces dernières semaines dans la presse locale.
Le Département a annoncé lancer une plainte pour diffamation contre la CGT "afin de respecter les enfants et les jeunes concernés ainsi que le personnel touchés par le déshonneur" de voir leur situation étalée dans les journaux. Plusieurs élus ont quitté la salle lors de ce vote.
Trois faits ont alors été rappelés : que le Département a été mis judiciairement hors de cause dans les affaires citées, qu'une mission d'information et d'évaluation est en cours et rendra ses conclusions pour la séance publique de septembre, et que des solutions sont recherchées pour optimiser les moyens de la protection de l'enfance notamment via un audit sur les possibilités immobilières, en partenariat avec la banque des territoires.
Des appros 100 % locaux dans les cantines
Enfin, les objectifs de relocalisation de l'alimentation dans les cantines des collèges ont été précisés : 100 % de produits français pour toutes les denrées pouvant être cultivées ou produites en France, au moins 50 % de produits issus d'un rayon de 80 km autour du collège, et au moins 10 % de produits bio.
Pour accompagner la démarche, un bonus financier par repas servi sera mis en place. La mise en œuvre de ce règlement s'accompagnera d'une convention entre chaque collège et le Département. C. Poitau