Aller au contenu principal

Capr’Inov
Capr’Inov ou le « paradis de la chèvre »

Le salon dédié aux éleveurs de chèvres a fermé ses portes sur un sentiment général de satisfaction. Les organisateurs pensent déjà à celui de 2010.

Les allées du salon étaient pleines. Rendez-vous fin novembre 2010 a été pris pour la troisième édition de Capr’Inov.
Les allées du salon étaient pleines. Rendez-vous fin novembre 2010 a été pris pour la troisième édition de Capr’Inov.
© DR

Une semaine après avoir fermé ses portes, les avis sont unanimes sur Capr’Inov. Les exposants et les visiteurs sont satisfaits de trouver, sur un même lieu, tout ou presque sur le monde de la chèvre. C’est bien ce que sont venus chercher des éleveurs suisses. Dans leur pays, la chèvre n’est pas ou bien peu considérée comme un animal d’élevage. « En France, et chez vous en particulier vous avez tout sur la chèvre à votre portée », commentait l’un d’entre eux.
Le cap des 3 000 visiteurs, des jeunes surtout, a été franchi cette année, alors que lors de la première édition en 2006, ils étaient 2 300. Ils sont toujours essentiellement originaires de la grande région Centre-Ouest. Mais cette année, d’autres sont venus de beaucoup plus loin : Sud-Est, Midi-Pyrénées, nord, Bretagne, mettant à profit leur déplacement pour aller visiter des élevages dans la région. Le succès de la porte ouverte au Gaec des Perrières en témoigne (lire notre précédente édition).
C’est également le point de vue de Cornelia Heerschop et Herman Schep, qui élèvent 2 000 chèvres, en Belgique. « Chez nous il n’y a pas beaucoup d’infrastructures pour la chèvre, pas de références, non plus. La France c’est le paradis de la chèvre », raconte Cornelia.
« Ce qui nous intéresse en particulier, c’est de pouvoir améliorer les conditions de travail. » Venus à l’invitation d’un de leurs clients, qui collecte également dans la région, ils attendaient beaucoup des visites de fermes, une dans l’Indre et deux en Deux-Sèvres.
Pascal Bouilland, éleveur en Ile-et- Vilaine est venu en minibus, avec d’autres éleveurs et la technicienne de leur Geda. Son attention a été attirée par les concessionnaires et les présentations d’animaux. Mais aussi par l’impression qui se répand selon laquelle la gestion des exploitations « n’est pas focalisée uniquement sur le produit. Mais aussi sur le facteur humain, l’environnement, le sanitaire… qui permettent d’atteindre nos objectifs », résume-t-il. « Les miens ? » : « Gagner correctement ma vie et bosser le moins possible », s’esclaffe-t-il.
Concilier revenus et conditions de travail était au centre des témoignages d’éleveurs dans le cadre d’une conférence sur les besoins de lait dans la région. « 30% des litrages transformés en Poitou-Charentes sont importés », expliquait Patrick Charpentier. Des pistes existent pour cela comme augmenter la taille des troupeaux ou faire progresser la technique. Mais la profession est unanime pour favoriser l’installation. Il faudrait 50 projets par an, contre seulement la moitié actuellement. C’est ce qu’ont fait Sandrine et Arthur Blanchy, à Nalliers, en Vendée. Avec un recul d’à peine un an, ces « Parisiens » comme ils disent, conviennent que leur métier est « très prenant » mais qu’ils peuvent « travailler en famille et être avec leurs enfants ». C’est « passionnant ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Les Deux-Sèvres en vigilance crues

Météo-France émet une vigilance crues pour les Deux-Sèvres, du mardi 10 février à 16h, jusqu'au 11 février à…

Après "Au nom de la Terre" et "La promesse verte", Édouard Bergeon, ici à Poitiers lundi dernier, sort "Rural" le 4 mars.
Un film "Rural", pour réconcilier agris et urbains
Dans quelques jours, Édouard Bergeon sort un nouveau long métrage qui évoque l'agriculture. "Rural" est un portrait de Jérôme…
C'est un T.Rex qui s'invite désormais sur le grand écran du pavillon Omnimax.
Le plein de nouveautés au Futuroscope
Après sa pause hivernale, le Futuroscope vient de rouvrir ses portes. Quatre nouveautés sont prévues en 2026, dont deux qui sont…
Les demandes de transport solidaire en Civraisien en Poitou ont augmenté de 40 %. Le Cif-SP est toujours en recherche de soutien financier et de nouveaux chauffeurs pour pérenniser le dispositif.
Mobilité rurale : des solutions en marche

Vivre en milieu rural, c'est souvent être un peu loin de tout. Pour garder ses habitants, le sud Vienne a déjà mis en place…

Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Publicité