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Bilan de récolte 2019 : une bonne année pour les cultures d’hiver

Les rendements sont satisfaisants dans la plupart des cultures d’hiver, à l’exception du colza. Mais les bonnes récoltes mondiales auront peut-être un impact sur le marché.

Cette année, les rendements moyens des céréales à paille sont estimés entre 70 et 80 quintaux.
Cette année, les rendements moyens des céréales à paille sont estimés entre 70 et 80 quintaux.
© GNIS

L’année 2019 aura été un bon cru pour les céréales à paille, les rendements étant satisfaisants dans la majeure partie du département. Ainsi, mis à part certaines parcelles touchées par le gel au début du printemps, les rendements moyens atteignent 70 à 80 quintaux en blé tendre, voire davantage dans certains secteurs. Le PS du blé est également très satisfaisant. En revanche, le taux de protéine est faible (entre 10 et 11 %), ce qui va poser problème dans la commercialisation des blés, notamment vis-à-vis de l’export.

Des ray-grass résistants

L’orge est sur les mêmes bases avec des bons rendements (moyenne de 70 quintaux), tout comme les pois (50 quintaux de moyenne). Pour le blé dur, les rendements sont bons et présentent une moyenne de 60 quintaux, qui augmente à 75 quintaux pour ceux qui ont pu irriguer leurs parcelles.

La qualité sanitaire des grains est bonne, avec moins d’ergots que l’an dernier et peu de maladies fongiques (grains fusariés, charbon…). En revanche, le salissement des parcelles par des ray-grass résistants devient récurrent sur tout le territoire et les parcelles touchées sont fortement impactées par cette adventice.

Les conditions météorologiques auront été quasiment idéales pour les céréales à paille, hormis un épisode de gel au printemps et un coup de chaud au mois de juin, qui ont impacté les parcelles les plus sensibles.

Des marchés tendus

Le colza est la déception de l’année, avec des rendements moyens. Il faut noter que beaucoup de parcelles n’ont pas pu être implantées ou ont été retournées suite à une mauvaise levée. Par exemple, chez Terrena, 30 % des surfaces implantées n’ont pas été récoltées. Cette culture a également subi des attaques importantes d’altises qui ont eu lieu sur des plantes fragilisées par la sécheresse. Les rendements moyens atteignent 36 quintaux, avec des variations importantes selon les cantons.

Les prix d’acompte annoncés par les organismes stockeurs tournent autour de 140 €/t pour le blé tendre (prix de base, hors valorisation protéine), 170 € en blé dur et 340 € en colza.

Les marchés sont quant à eux tendus par les bonnes récoltes en céréales dans l’hémisphère nord et une récolte sur le bassin de la Mer noire, moins basse qu’attendu. L’incertitude qui règne autour du maïs américain (surfaces en baisse et météo incertaine) et en Europe (sécheresse et canicule) aura peut-être un impact sur le cours du blé, sans certitudes pour l’instant.

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