Bien gérer la campagne d'irrigation du maïs
Clément Gras et Jean-Louis Moynier d'Arvalis ont présenté les résultats d'essais et les préconisations de gestion de la campagne d'irrigation sur maïs, le 28 avril.
Dans un premier temps, Clément Gras, technicien à la station expérimentale du Magnan en Poitou-Charentes, revient sur les besoins réels de la culture et les bonnes pratiques à adopter dès ce printemps. "Le maïs se découpe en trois grandes phases, chacune liée à une composante de rendement essentielle ", explique Clément Gras. Pendant la phase végétative, c'est le nombre de plantes par hectare qui se joue : il faut impérativement une levée homogène, car contrairement aux céréales à paille, le maïs a une faible capacité de compensation. Entre 10-12 feuilles et la floraison femelle, la culture forme ses organes reproducteurs : nombre de rangs, longueur d'épi et nombre d'ovules. " C'est autour de la floraison femelle que la sensibilité au stress hydrique est maximale ", précise le technicien. Un déficit à ce stade provoque un avortement des grains et fait chuter le nombre de grains par épi.