Avec les ruches d'art, le Québec inspire le Haut-Poitou
Des habitants du Haut-Poitou font naître sur leur territoire la Ruches d'art. Elles sont pour le moment éphémères. Trois dates sont fixées.
Et si développer la créativité donnait assurance, confiance et estime de soi? "Une ruche d'art, c'est un espace de liberté pour expérimenter" résume Sophie Nitiga, habitante du Haut-Poitou et l'une des chevilles ouvrières de la Ruche d'art du Poitou. C'est un groupe d'une dizaine de personnes qui s'est en fait réunit autour de cette idée inspirée du Québec. "Là-bas, il y a une Ruche d'art par quartier. Et des salariés pour les faire fonctionner. C'est un lieu ouvert à tous, un peu comme une bibliothèque, mais où les uns vont faire du tricot, d'autres peindre ou travailler le bois, la terre. Il y a un esprit de partage des savoir-faire. Le prétexte c'est la pratique artistique sous toutes ses formes et le but c'est le lien social et intergénérationnel" complète Marielle Moreau du même collectif d'habitants. L'économie du don est aussi de mise avec des matériaux récupérés. D'ailleurs, le collectif du Haut-Poitou est actuellement à la recherche de matériaux et matériels qui pourraient inspirer les participants des prochaines Ruches d'art éphémères organisées les samedis 25 avril, 30 mai et 10 juin au centre socioculturel La Case à Vouillé. "Les premières ruches d'art ont eu lieu en fin d'année à la bibliothèque de Neuville-de-Poitou et la participation des habitants a été très encourageante pour proposer d'autres dates, dans un autre lieu " complète Sophie Nitiga. La volonté du collectif d'habitants est de faire connaître le concept et de construire le projet en Haut-Poitou à travers un lieu, ou plusieurs, sous la forme actuelle de Ruches d'art éphémères.