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Economie
Aux Cars, la famille Broussaud tient vos pieds au chaud

Depuis son village limousin, la maison Broussaud, fondée en 1938, fabrique des chaussettes et collants pour les plus grandes marques.

Machine de fabrication de chaussettes.
« On travaille comme des fabricants de pièces détachées », explique Stéphane Broussaud. La fabrication Broussaud c’est 87 machines qui tournent nuit et jour.
© Sandra Driollet

L’entreprise Broussaud, c’est l’histoire d’une entreprise familiale, fondée en 1938 aux Cars (Haute-Vienne) par la famille Broussaud. Pourquoi la chaussette ? « Parce qu’il fallait bien gagner sa vie », raconte Stéphane Broussaud, le petit-fils des fondateurs aujourd’hui à la tête de l’entreprise. Et la chaussette leur a plutôt bien réussi pendant de longues années, avec près de 200 salariés et de gros investissements en machines pour suivre la cadence de la demande. Jusqu’en 1996 où le marché de la grande distribution s’est effondré. Ils ont tout de même réussi à maintenir le navire à flot et ont continué à vivre de leur activité.

Stéphane Broussaud et son épouse Alexandra ont repris l’affaire en 2006. L’entreprise compte 50 salariés (47 CDI et trois CDD long terme), un chiffre d’affaires de cinq millions d’euros et des clients aux quatre coins du monde.

On travaille pour des « tribus »

La clientèle est exclusivement professionnelle, en dehors du magasin d’usine basé dans les locaux de l’entreprise. Il est ouvert toute l’année en plus de la braderie annuelle et leur rapporte au passage 400 000 euros par an. Les locaux sont d’ailleurs ceux d’origine, rénovés mais, comme dit Stéphane Broussaud, « on est chez nous ». Une valeur à la fois sentimentale et économique puisque le bâtiment leur coûte 100 000 euros au lieu de 2,8 millions pour un bâtiment neuf d’après leurs devis.

Les plus gros clients de Broussaud sont les Japonnais et les Chinois qui affectionnent particulièrement la chaussette de luxe. L’entreprise travaille aussi pour le marché français avec la marque Royalties Paris, l’Archiduchesse, Bonne Maison, la marque Hoopal, qui ne travaille qu’avec du recyclé et également la grande distribution comme Carrefour, La Redoute, Amazon... Des clients aux univers variés qui répondent à des demandes spécifiques, « c’est pour cela qu’on dit qu’on travaille avec des tribus ».

Notre valeur ajoutée : le service

« On travaille comme des fabricants de pièces détachées », explique Stéphane Broussaud. La fabrication Broussaud, c’est 87 machines qui tournent nuit et jour, chaque machine a son propre diamètre, chaque phase de la création de la chaussette est segmentée : le contrôle du bon taillage (la mesure de l’extension du produit), le remaillage (la fermeture de la chaussette à la pointe)... Le contrôle qualité se fait manuellement, paire par paire. Si une paire présente un défaut, elle part au recyclage. Tout est fabriqué dans les locaux aux Cars, du made in France qui rassure la clientèle. Une réputation qui permet à la famille de vendre ses chaussettes entre 7 et 21 € pour les plus luxueuses. Leur site web, référencé depuis 1997, est également un plus, en témoigne le flux important recensé par le couple.

Stéphane et Alexandra Broussaud vont aussi à la rencontre du client, comme au salon Made in France, à Paris, où leur dernière participation « a beaucoup plu » puisqu’ils étaient simplement présents pour expliquer leur métier sans vendre de produits.

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