Aller au contenu principal

Arriver à simplifier le stockage des déjections de volailles au champ

Pré-stocker les fumiers de volailles au moins deux mois sous les animaux obligerait les éleveurs de poulets de chair standard ou export et les éleveurs de cailles à investir dans des plates-formes voire dans d’autres systèmes de traitement de déjections coûteux.

© Réussir

Dans le cadre de la condamnation de la France par la Cour de justice européenne concernant l’application de la directive nitrates, deux points ciblent le stockage des fumiers au champ, dont le principe n’est nullement remis en cause :
- la durée qui est de dix mois actuellement dans la réglementation française a été jugée trop longue ;
- les conditions imposées pour le stockage au champ ont été considérées comme trop laxistes.
A ces problématiques est venue s’ajouter depuis le 23 octobre 2013 l’obligation de pré-stocker les fumiers de volailles au moins deux mois sous animaux. Cette nouvelle règle conduirait les éleveurs de poulets de chair standard ou export ou les éleveurs de cailles à investir dans des plates-formes voire dans d’autres systèmes de traitement de déjections coûteux et sans rentabilité.
L’administration possédant peu d’éléments techniques et scientifiques sur les fumiers de volailles, la Confédération française de l’aviculture œuvre en partenariat avec l’Institut technique de l’aviculture lors des réunions de travail pour que les exigences demandées soient réévaluées.
Des négociations sont en cours pour trouver une durée acceptable de stockage au champ, par l’ensemble des filières et par l’administration. Une période de neuf mois pourrait faire consensus.
Pour ce qui est des conditions de stockage au champ, des expérimentations sont nécessaires pour déterminer les techniques optimales. Mais le bâchage des tas n’est pas une solution retenue par la profession avicole. Cette pratique est coûteuse et elle engendrerait des pertes d’azote ammoniacal lors de l’épandage du fait d’un passage de l’azote organique en azote minéral en milieu anaérobie.
Quant à l’obligation de pré-stocker le fumier au minimum deux mois sous les animaux, la CFA demande un retour à l’ancienne rédaction des textes. Le fumier de volailles est très sec et ne produit pas de jus de constitution. Il en résulte que le stockage préalable de deux mois qui est exigé pour égoutter certains fumiers est inutile pour les fumiers de volailles.
Les responsables avicoles de la CFA, en lien avec la Fnsea, ont déjà collecté de nombreux éléments techniques pour défendre leurs positions auprès de l’administration qui à ce jour, ne possède pas d’argument pour défendre sa propre position. Le travail va donc se poursuivre et s’intensifier.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Un enrobé végétal sur une portion de route en Deux-Sèvres

C’est un chantier un peu particulier qui s’est déroulé la semaine dernière dans la zone d’activité de l’…

Salarié agricole à Augé, Loïs a combattu les feux en Gironde
Depuis le 18 juillet, une vingtaine de sapeurs-pompiers deux-sévriens, volontaires et professionnels, partent toutes les 72 h en…
Quand les ovins cohabitent avec les arbres
Le concours national Graines d’agriculteurs est organisé par Terres Innovantes, le fonds de dotation de Jeunes Agriculteurs. Il…
Des produits locaux, mis en conserve localement
Avec « la Conserverie du Moulin », Axel Patissous a lancé la commercialisation de ses rillettes de porc, de poulet et de plats…
Vente aux enchères : « Du jamais vu en Rouge de l’Ouest »

Des prix moyens à 930 € le bélier et trois top prix à plus de 2 500 €, même les plus anciens éleveurs de Rouge de l’Ouest n’…

« La modulation des doses est une innovation majeure pour l’agriculture »
Au Gaec la Roche Ruffin, à Pamproux, la modulation des apports d’intrants est entrée dans les pratiques depuis 2018 avec l’…
Publicité