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Intempéries
Après le gel, les contraintes de circulation pour les poids lourds

La circulation des véhicules a été sérieusement perturbée après l’épisode de froid de la semaine dernière. Cette semaine, avec les barrières de dégel, les transporteurs ont été contraints de limiter les tonnages transportés sur le réseau secondaire.

Les barrières de dégel devraient être levées ce vendredi 17 février.
Les barrières de dégel devraient être levées ce vendredi 17 février.
© C. P.
Comme après la pluie vient le beau temps, après le gel vient le dégel. Mais lui, avec ses désagréments. Depuis lundi un arrêté du président du conseil général restreint la circulation des camions sur certaines routes du département. Au grand dam des transporteurs. Livraisons d’aliment, collecte du lait, enlèvement des animaux : tous sont concernés par les limitations de tonnage des camions sur les axes secondaires. Elles limitent le chargement des véhicules à 7,5 tonnes ou 12 tonnes et la vitesse, à 50 km/h, pour ménager les chaussées pendant la période de dégel.Il est prévu des dérogations accordées à titre individuel, mais dès lundi soir, Jean-Yves Jolly, responsable de l’entretien des routes au conseil général était catégorique : « Pas de dérogation, ou quasiment, pas ». Comme se l’est vu notifier Bernard Proust, responsable du marché aux bestiaux de Lezay. Il demandait une dérogation pour la circulation des camions sur les 6 kilomètres de la D 45 qui relient Lezay à Chey, entre Melle et Poitiers.Pour la collecte du lait, la situation n’est pas plus favorable. La laiterie de Pamplie sous-traite à Loralait, filiale du groupe Mousset, le ramassage du lait dans les fermes. Là aussi, ce fut peine perdue concernant les dérogations. Les véhicules autorisés sur le réseau secondaire sont limités à 5 000 litres, autant dire qu’avec des camions à mi-charge cela nécessite deux ou trois passages sur le même site au lieu d’un habituellement.  Mais pour certaines citernes montées sur le nombre d’essieux requis, la charge peut atteindre 12 500 litres. « Nous faisons le nécessaire pour que la collecte ne pénalise pas trop les éleveurs », explique Jacky Turpeau, chargé de l’organisation de la collecte. La « débrouille » est légion pour ces professionnels de la route qui ont pu collecter partout pendant le gel « à une ou deux exceptions près ». C’est pourquoi Jacky Turpeau ne comprend pas que les restrictions de circulation concernent des denrées périssables et pas les transports de déchets ménagers.Les accouveurs, comme l’entreprise Boyer à La Boissière-en- Gâtine, doivent transporter les poussins avec des camions à mi-charge et pour les fabricants d’aliment du bétail comme Alicoop, les contraintes sont les mêmes. A la Caveb, les plannings des abattoirs guident les approvisionnements et les départs des animaux des fermes. « C’est beaucoup de complications », résume Louis-Marie Bireau, qui comprend le bien fondé de ces mesures pour éviter que les routes ne soient défoncées. Tous les animaux gras à destination des abattoirs ont finalement été ramassés. C’était la priorité. Mais pas le transport du maigre, différé à la semaine prochaine.Mercredi en milieu de journée, « le scénario de la levée des barrières de dégel était le plus probable », selon Thierry Chouette, directeur de l’écogestion des routes au conseil général.  Les températures maximales proches de 10°C ont fait fondre la glace sous les chaussées. Restait à laisser le temps, pendant quelques heures encore, au surplus d’eau de s’évacuer pour rétablir la portance. Les services du conseil général avaient bon espoir de lever les interdictions dès ce vendredi matin, sur l’ensemble du réseau.
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