Aller au contenu principal

intempéries
Après la grêle, le temps des solutions et de la solidarité

Suite aux sinistres occasionnés par la grêle dans le sud-est du département, la Fnsea79 et les JA ont organisé une réunion pour panser les plaies des plaines.

A l’initiative de la Fnsea 79, la commission d’enquête s’est réunie mardi 17 juin pour effectuer un tour de terrain et constater les dégâts occasionnés par la grêle dans la nuit du 9 juin. A l’issue de l’après-midi, une première cartographie a été établie, en concertation avec la DDT, afin de déterminer les solutions envisageables.
A l’initiative de la Fnsea 79, la commission d’enquête s’est réunie mardi 17 juin pour effectuer un tour de terrain et constater les dégâts occasionnés par la grêle dans la nuit du 9 juin. A l’issue de l’après-midi, une première cartographie a été établie, en concertation avec la DDT, afin de déterminer les solutions envisageables.
© N.C.

L’ambiance était à l’orage, jeudi dernier, lors de la réunion d’information à l’initiative de la Fnsea79 et des JA suite aux dégâts occasionnés par la grêle.  Autour des nombreux agriculteurs, étaient réunis la MSA, des coopératives, négoces, assurances et banques dont le Crédit agricole qui s’est mobilisé dès l’annonce des dégâts. « Les conseillers de la Caisse régionale Charente-Maritime Deux-Sèvres vont venir à la rencontre de leurs clients, pour être à l’écoute de leurs besoins d’accompagnement », pouvait-on lire dans un communiqué de la Banque verte.
Des dégâts localisés sur une zone large d’un kilomètre et longue d’au moins 7 km, entre Sepvret et Saint-Sauvant, mais pas seulement selon Patrick Dupuis, agriculteur à Chey,
« ça va plus loin qu’on pense, ce n’est pas vraiment un couloir, ça éclate par endroits ». Et l’agriculteur de rappeler qu’il est tombé dans son secteur 50 mm d’eau en vingt minutes. Et si dans la salle polyvalente de Lezay, montait un brouhaha sur la localisation exacte des dégâts, le vice-président de la chambre d’agriculture, Patrice Coutin, a appelé l’assistance au calme. Une  feuille où chacun notait sa situation personnelle était là pour apaiser les esprits échauffés. Esprits d’ailleurs pas toujours tendres avec  Mickaël Chariot, chef du service Agriculture et Territoires à la DDT. Surtout après que ce dernier a parlé d’épisode grêleux moins  prononcé qu’en 2013. « Différent ! », se sont empressés de tonner les agriculteurs. « Quoi qu’il en soit, a repris Mickaël Chariot, il ne sert à rien de demander l’ouverture des calamités agricoles car la grêle est un risque assurable. Comme l’année dernière, si une telle démarche est effectuée, le ministère nous reprochera de ne pas savoir lire. »
Risque assurable certes, mais dans l’assistance, les agriculteurs ayant fait le choix de ne pas s’assurer constituaient une  écrasante majorité. « La liberté du chef d’entreprise », rappelait le chef du service Agriculture et Territoires de la DDT. Benjamin Dupuis, installé à Chenay, pointait du doigt quant à lui les tarifs prohibitifs des assurances.

Etre solidaires
Malgré la mise en garde de la DDT, Olivier Renaud, secrétaire général de la Fnsea 79, décidera pourtant de lancer la procédure des calamités agricoles. Une décision qui piqua l’un des adhérents, arguant que le syndicalisme ne devait pas se battre contre des moulins à vent mais trouver d’autres solutions. Lesquelles autres solutions citées concernent la demande d’un dégrèvement partiel de la taxe sur le foncier non bâti mais également la mise en place d’une commission d’enquête sur le terrain mardi 17 juin.
Mais surtout, dans ces situations délicates, « il ne faut pas rester seuls dans le désarroi, encourageait Emmanuel Villeneuve, de Corea. Il faut parler de vos problèmes. Certes, on ne vous fera pas cadeau des intrants mais on peut échelonner les paiements. Il faut s’adresser à vos banques, à la MSA. Il faut également faire de la pédagogie, que chaque agriculteur fasse une analyse personnelle de son exploitation afin de minimiser les risques ». La profession est donc une nouvelle fois appelée à se serrer les coudes et il ne faut pas oublier comme le soulignait Cyril Marolleau, technicien chez Néolis, la magie végétale : « Si la chaleur est au rendez-vous, le maïs va repartir ». Certes avec moins  de potentiel comme cela s’est produit l’année dernière sur les parcelles affectées. Mais le maïs a relevé la tête. 
Conseils techniques à lire en pages 9 et 10 d'Agri 79

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Les JA du canton donnent rendez-vous, samedi 1er août pour la journée "À la ferme, c'est Marans". 
Tous " À la ferme c'est Marans ", avec les JA 

Ce samedi 1er août, les JA du canton de Marans organisent, pour la première fois, une fête dédiée à l'agriculture…

Lundi, une partie des bénévoles était sur le site, notamment pour l'installation de l'électricité.
Les JA s'installent à Saint-Martin-la-Pallu

Organiser une Fête de la Terre, c'est évidemment un grand défi pour les jeunes agriculteurs d'un canton. Ceux de Neuville ne s…

Mélanie Gourmaud et Pierre-Elie Simonnet sont décidés à mettre en place des actions tout au long de l'année pour défendre le revenu des agriculteurs.
Un "nouveau cap" pour la FNSEA de la Vienne
Après la démission d'une partie de son bureau en juin, la FNSEA de la Vienne s'est réunie la semaine dernière en assemblée…
Le festival La Petite Parenthèse se tiendra le samedi 22 août.
Une petite parenthèse, le temps d'un festival

Installé à Persac, le projet porté par Pierre-Vincent Gibaud, avec sa soeur Marie, et deux autres associés, se définit comme…

Une trentaine de Jeunes agriculteurs seront aux fourneaux et au service (photo de l'édition 2025).
Des repas 100 % locaux sur le site

Pas de fête de la Terre sans lien avec les assiettes ! Cette année, il sera possible de manger sur le site à trois…

Les aides publiques, comme l'Aide au maintien, sont perçues comme une juste reconnaissance de l'AB pour la préservation de la biodiversité et de la qualité de l'eau potable.
Les agriculteurs bio interpellent le préfet
Réunis sur l'exploitation laitière de Christophe Ouvrard à Thurageau, les adhérents de Vienne Agrobio ont exposé la semaine…
Publicité