AOP Charentes-Poitou : adapter le cahier des charges pour être résilients
Le jeudi 26 mars, l'Alco tenait son assemblée générale à Secondigny. Évolution de son image, et peut-être prochainement de son cahier des charges : le beurre AOP "veut refléter les transitions actuelles, tout en préservant l'essence de ce qui fait sa singularité".
La France aime le beurre. Laurent Chupin et Christophe Limoges, respectivement directeur et président de l'ODG (*) du beurre AOP Charentes-Poitou l'ont rappelé en quelques chiffres marquant l'année 2025 : la production française de beurre a augmenté de 6,4 % pour se fixer à 375 148 t, et les importations augmentent aussi (259 160 t).
Changement des usages
Si les stocks et les usages industriels empêchent de déterminer précisément la consommation intérieure, la répartition des débouchés continue tout de même d'évoluer, et ce de façon encore plus aiguë pour le beurre AOP (28 333 t en 2025, dont 20 543 de Charentes-Poitou).
Le débouché GMS reste en effet, pour les beurres AOP, baissier (8 673 t).
Celui de l'industrie concerne 39 % des volumes et celui de la "foodservice" (comprendre les artisans boulangers-pâtissiers) 49 % des volumes en 2025.