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Crédit agricole
Analyse économique et tableaux de bord, gages de la réussite des jeunes

Les jeunes installés en 2013 avec le concours du Crédit agricole ont reçu un chèque de 500 euros. A cette occasion, il leur était rappelé l’importance des tableaux de bord pour éclairer leurs choix et se donner les moyens de la réussite.

Les jeunes accompagnés de leurs conseillers ont reçu un chèque de 500 euros correspondant à l’aide à l’installation contenue dans l’offre de bienvenue aux jeunes agriculteurs.
Les jeunes accompagnés de leurs conseillers ont reçu un chèque de 500 euros correspondant à l’aide à l’installation contenue dans l’offre de bienvenue aux jeunes agriculteurs.
© G. R.

«Nous sommes plus que des financiers. Nous sommes de véritables partenaires », déclarait Alain Minault, président de la Caisse régionale de Crédit agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres à l’occasion de la remise d’un chèque de 500 euros à chacun des jeunes agriculteurs qui se sont installés en 2013 avec la banque verte. « Cette implication n’est pas seulement historique. Elle est bel et bien d’actualité », poursuivait-il avant de redire toute l’importance de ce secteur pour l’économie du territoire.
En 2013, 79 jeunes se sont installés en Deux-Sèvres avec des aides, dont 60 avec un financement du Crédit agricole. 70% des projets portent sur la polyculture (surtout élevage et céréales). Parmi les éleveurs, 32% font du  lait (vache très majoritairement ou chèvre) et 30% de la viande bovine. L’aviculture représente 15% des réalisations, les grandes cultures 10%, les ovins 5%, le bio 7%.
La proportion des hors cadre familial progresse toujours pour atteindre 41% des installations. Les investissements s’élèvent à 211 000 euros pour les installations aidées et à 120 000 euros pour les installations non aidées. Un quart des installations aidées font suite à un parrainage « qui assure plus de cohérence aux projets », estime Jean-Paul Duhamel. « La formation et l’expérience permettent de donner du crédit à une  installation, poursuit le directeur commercial, mais il soulignait aussi que, outre la nécessaire « excellence » sur le plan technique, les investissements doivent être « en adéquation avec la capacité financière de l’exploitation », sans oublier une vision du projet de son devenir « partagée par l’ensemble des associés » et la mise en place d’un budget de trésorerie mensuel.

Allier analyse économique et conseil en élevage
Le message de Laurent Stéfanini, responsable des produits ruminants à Alicoop va dans le même sens. Il insistait sur l’importance de la gestion technico-économique, avec tableau de bord, qui allie analyse économique et conseil en élevage. C’est d’ailleurs ce que demandent les agriculteurs de moins de quarante ans interrogés sur ce que, outre la communication d’informations techniques et le suivi du troupeau, ils attendent de leur coopérative. « Un exercice comptable ne suffit pas. Il faut un tableau de bord pour éclairer les choix », résume-t-il.
Avec des outils comme Lactoplan, on arrive à la conclusion qu’« un litre de lait en plus par jour de vie d’une vache se traduit par une baisse du coût de production de 10 euros par 1000 litres », a-t-il calculé. En viande bovine, ce sont les écarts de productivité du travail entre élevages qui interrogent. Il mesure le nombre de kilos de viande vive par UMO qui varie de 40 tonnes à plus de 100 tonnes dans certains élevages. « Un tableau de bord permet de partager un diagnostic. Dès lors qu’on a un chiffre, il est toujours profitable de le comparer avec celui de son voisin et de se demander comment l’améliorer », affirmait-il.
Les conditions de la réussite pour un jeune agriculteur, passent aussi par la réduction des charges de mécanisation, comme l’a souligné Régis Branchu, directeur de la FDCuma. Avec un message : « Je conduis mon exploitation, mais pas tout seul ». Même si leurs activités se diversifient, le cœur de métier des 185 Cuma des Deux-Sèvres, reste la mise à disposition du matériel, avec salariés ou non. Et elles sont aussi des lieux d’expérimentation. « Le collectif est bien plus sécurisant pour innover », poursuivait-il. Mais aussi pour réussir.

L’agriculture et l’agro-alimentaire

L’engagement du Crédit agricole ne se limite pas à l’agriculture. « Nous sommes présents dans l’agroalimentaire également, y compris dans les moments difficiles ». « Nous avons assumé toute notre mission vis-à-vis de Terra Lacta, même si l’accord s’est conclu « avec une entreprise privée ». Mais les engagements pris par le groupe Bongrain, sauvent sans doute l’essentiel : le potentiel de production laitière régionale et les marques, estimait Alain Minault.

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