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Urbanisme
Agglomération de consignes pour lutter contre l’étalement urbain

Au mois d’octobre 2007, la chambre d’agriculture ouvrait une réflexion autour de la gestion du foncier. Les audits réalisés depuis vont servir à la rédaction de la charte Aménagement du territoire.

L’agriculture contribue à la richesse des territoires. » Il y a consensus, sur ce point, en Deux-Sèvres, selon l’audit réalisé par Nathalie Dloussky. La population, les élus des collectivités locales, apprécient la diversité des paysages façonnés par l’activité agricole. L’identité rurale du département est un atout pour ses habitants, retranscrit la jeune étudiante à Agro Paris Tech, dont l’intervention mardi 23 septembre marquait la fin de sa période de stage à la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes deux-sévrien si ces particularités n’étaient pas menacées. Le poids de l’intérêt individuel, souvent aux dépens de l’intérêt collectif, l’urbanisation galopante, le manque de communication entre les agriculteurs et les néo-ruraux, bousculent cette apparente harmonie. Les conclusions de l’enquête de Nathalie Dloussky sont on ne peut plus claires. Pour préserver l’attractivité des territoires, élus locaux et habitants doivent composer. La charte Aménagement du territoire, souhaitée par le ministère de l’agriculture dès le mois de février 2008, consignera les règles de bon sens indispensables à un développement homogène et durable. « On ne peut, en France, se satisfaire d’une artificialisation des terres allant jusqu’à 60 000 ha par an. En Allemagne, le chiffre est de deux fois inférieur », précise Jean-Paul Garnier, salarié de la chambre d’agriculture, chargé des dossiers aménagement et urbanisme. Le 7 juillet, une première réunion de la commission mise en place par le préfet s’est réunie. Le 2 octobre, et sur la base du travail effectué par Nathalie Dloussky, mais également Françoise Mesquida (*), un cadre sera dressé. « Le volet agricole ne sera vraisemblablement qu’une entrée, note Jean-Paul Garnier. À la chambre d’agriculture nous le souhaitons fort, cette charte doit également porter des exigences environnementales, sociales et économiques ». Lutter contre l’étalement urbain, c’est préserver l’agriculture, mais pas seulement. Prendre en compte ce facteur permet de limiter des organisations urbaines dispendieuses. « En reconstruisant la ville sur la ville, on se donne les moyens, par la réhabilitation des friches notamment, d’améliorer l’environnement immédiat des urbains tout en répondant au nécessaire développement immobilier. » Les intérêts sont multiples. L’identité rurale qui caractérise le département sera préservée par de telles attitudes. À condition d’agir et vite. Alors qu’en France, l’urbanisation affecte 13 % du territoire, en Deux-Sèvres la moyenne est encore à 10 %. Mais, François Mesquida fait un constat alarmant : « Aujourd’hui, le département est touché par une artificialisation des surfaces deux fois plus rapide que la moyenne française. » À ce rythme, le niveau du grand réservoir foncier (les trois quarts du département) pourrait baisser rapidement. C.P. * Françoise Mesquida est stagiaire étudiante à l’Enita de Bordeaux. L’objet de son étude est : Développement de l’urbanisation périurbaine sur le Niortais de 1990 à nos jours.
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