ACS : un sol vivant comme bouclier
David Hervoche, président d'Agrosol 86, en assemblée générale la semaine dernière, revient sur les enjeux de l'agriculture de conservation des sols. Dans un contexte de volatilité des prix et de dérèglement climatique, le collectif mise sur l'optimisation des intrants et la biologie des sols.
David Hervoche, président d'Agrosol 86, en assemblée générale la semaine dernière, revient sur les enjeux de l'agriculture de conservation des sols. Dans un contexte de volatilité des prix et de dérèglement climatique, le collectif mise sur l'optimisation des intrants et la biologie des sols.
Votre assemblée générale portait sur le raisonnement de la fertilisation azotée. Pourquoi ce sujet est-il important ?
C'est d'abord une question d'optimisation de l'azote. Si on prend l'exemple du blé, il faut entre 160 et 200 unités d'azote. Aujourd'hui notre objectif, c'est de bien les valoriser, que chaque unité soit optimisée et que ça nous coûte le moins cher possible. En plus, par rapport à l'environnement, si on maîtrise mal cette question, les excédents peuvent aller dans les nappes. Avec une unité d'azote qui fluctue entre 1,6 € et 2 €, ça signifie que pour un blé, le coût de fertilisation à l'hectare se situe entre 340 € à 360 €. Ça représente plus de 70 % des charges opérationnelles de la culture.