Aller au contenu principal

178 produits régionaux médaillés

Jeudi 3 novembre avait lieu la 28e édition du Concours des Saveurs Régionales. 250 jurés ont délibéré durant toute la journée au Castel à Châteaubernard, afin d’élire les meilleurs produits régionaux.

Sur les 800 produits en compétition, 178 ont été primés.
Sur les 800 produits en compétition, 178 ont été primés.
© Céline Clément

Il est 9h30 ce jeudi 3 novembre à Châteaubernard. Le Castel fourmille de monde. 250 jurés, des volontaires inscrits dans un panel de dégustateurs, s’apprêtent à exercer la finesse de leur palais afin de sélectionner les meilleurs produits. En cette 28e édition du Concours des Saveurs Régionales, 800 produits sont en lice dans 14 catégories différentes : Pineau, cognac, fromage, charcuterie, pâtisserie, voire du beurre et des huîtres… mais aussi « les saveurs à découvrir » ou des recettes innovantes issues de l’imagination des producteurs. À l’issue du concours seul 30 % d’entre eux seront médaillés. « Ce concours peut permettre aux entreprises de valoriser leurs produits dans la région mais aussi ailleurs, explique Isabelle Peroche, responsable promotion à l’Institut régional de la qualité alimentaire (Irqua). L’objectif est de promouvoir un terroir et de faire valoir la qualité et la régularité du travail des producteurs.

L’art de la dégustation

De cette qualité, l’œil, le nez et le palais des jurés devaient juger afin de sélectionner « la crème de la crème » parmi les produits. Et dans la dégustation tous les sens sont en éveil. À la table de dégustation du Pineau des Charentes AOC, Sébastien Archambaud, ancien directeur du syndicat des producteurs de Pineau, explique comment déguster le vin : « D’abord on regarde que le produit soit joli, limpide et brillant. Ensuite il faut qu’il ait une belle intensité et des arômes flatteurs au nez puis en bouche, on va mesurer les aspects tactiles, l’acidité, le sucre, la rondeur ou l’amertume. Enfin une fois recraché on regarde s’il a une belle persistance aromatique. » Plus loin, c’est un autre produit typique de la région qui est en dégustation : le grillon charentais. “On regarde l’aspect, la tenue à la coupe puis la saveur. On regarde aussi la teneur en graisse et l’assaisonnement, il faut qu’il soit un peu épicé”, explique Jacques Labatut. Cet ancien boucher charcutier désormais à la retraite participe depuis 16 ans au concours des Saveurs Régionales. Et c’est toujours “l’amour du bon produit” qui le guide dans sa sélection. À la table de dégustation des cognacs, là aussi le sérieux est de mise. L’objectif : “trouver un produit très équilibré c’est-à-dire le cognac le plus harmonieux et qui s’ouvre aux consommateurs les plus larges, note Serge Pelletier, courtier en vins et spiritueux. On essaie de ne pas faire pâlir la filière même si la région n’est peuplée que de bons produits.” Georges Clot, ancien maître de chais chez Rémy Martin, est lui aussi juré à la table du cognac. Pour lui, la dégustation est avant tout un art. Qui nécessite “une bonne hygiène de vie, de la technique, de l’expérience et de la neutralité.” “Il faut une certaine expertise car nous dégustons à l’aveugle. Le cognac est un produit noble qui se différencie des autres et que nous jugons selon des critères de complexité, de longueur en bouche et d’équilibre.” A sa table, d’autres professionnels du métier, bouilleurs de cru et viticulteurs, partagent leurs avis et critiques. Seuls huit cognacs seront primés. Et au total sur les 800 produits en compétition, 178 recevront une médaille. Or, argent ou bronze pour récompenser les savoir-faire et les richesses d’un terroir.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Alexandre Culot propose des "Kaps Burgers", qui sont fermés, mais aussi des frites belges, cuites dans la graisse de bœuf.
Burgers et frites belges made in Poitou
Si les burgers sont souvent associés à de la cuisine industrielle, Alexandre Culot s'efforce, lui, de démontrer qu'il est…
Robert Franchineau a été très actif dans la défense du melon du Haut-Poitou, ici (à droite) lors du lancement de la campagne à Rungis, en 2013, avec l'Académie des maîtres du melon, qu'il a présidée. 
Le patron des melons s'en est allé
C'est avec stupeur que le monde agricole de la Vienne a appris cette semaine le décès de Robert Franchineau. Ce melonier du nord…
Emmanuel Rérolle réduit sa vitesse de conduite pour limiter la consommation de carburant.
Si chère énergie...
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la flambée des prix des carburants fragilise de nombreux secteurs d'activité…
Fabien Pichon a perdu
5 animaux et presque toutes ses brebis ont avorté.
Il a été touché par la FCO 3 et la FCO8

Sur son exploitation de Smarves, alors qu'il n'était d'ailleurs pas encore installé et qu'il était en train d'agrandir son…

Infirmiers et infirmières de l'association Asalées manifestaient le fin mars devant la préfecture de Poitiers et rejoints par des patients et des médecins adhérents.
Asalée veut continuer d'exister
Comme dans toute la France, des médecins et infirmiers de la Vienne manifestaient récemment pour affirmer leur soutien à l'…
Les dégâts de sangliers ont augmenté de 40 % en un an.
Chasse : vers une modification de la contribution territoriale dégâts

Face à la hausse des dégâts de sangliers, la fédération des chasseurs des Deux-Sèvres se voit dans l'obligation de faire…

Publicité