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10 000 ha de vignes grêlées

L’heure est encore à l’estimation des dégâts, quelques jours après les violents orages de grêle qui se sont abattus sur les deux Charentes. Les viticulteurs sont amers et craignent pour l’avenir.

Le préfet de Charente est venu constater les dégâts dans les vignes du Rouillacais, accompagné de François Bonneau, président du Département.
Le préfet de Charente est venu constater les dégâts dans les vignes du Rouillacais, accompagné de François Bonneau, président du Département.
© A.V.

Les premiers chiffres parlent de 10 000 hectares de vignes touchés sur les deux Charentes, selon les estimations du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC), dont 3 500 très sévèrement. « La zone de production cognac a subi un épisode de grêle très violent en provenance de Gironde. Ce dernier a suivi un couloir assez large d’environ 3 à 4 kilomètres au-delà de la Gironde. Des grêlons de taille importante ont frappé le sud de la Charente-Maritime sur un axe Mirambeau – Jonzac - Pons avec un épicentre vers Jonzac. Les Borderies (Saint-Laurent de Cognac, Javrezac, Saint-Sulpice…) ont également été touchées ainsi que, plus au nord, le secteur ouest de Matha. La zone de Rouillac, Mareuil et Vaux-Rouillac a par ailleurs été impactée », détaille le BNIC.« Les dégâts restent difficiles à évaluer sur toute la largeur de l’orage », estime le président de la Chambre d’Agriculture de la Charente. L’effet conjugué du vent et de la grêle a fait beaucoup de dégâts. Les équipes des Chambres d’agriculture des deux Charentes et du BNIC ont passé ces derniers jours sur le terrain pour affiner le recensement, en vue d’une réunion entre les services de l’État et les acteurs du monde agricole en fin de semaine.

Les dispositifs de prévention de la grêle ont bien fonctionné mais les vents rapides n’ont pas laissé aux produits le temps d'agir. « Le réseau anti-grêle ANELFA a pu être actionné et mobilisé dès 9 h 15 le samedi matin », précise le BNIC. Il s’agit d’un dispositif à base d’iodure d’argent qui empêche la formation de gros grêlons. « Pour que l’ensemencement des nuages soit efficace, il faut qu’il ait lieu 3 heures avant l’orage. Là il a été très rapide et a mis moins d’une heure pour arriver de Bordeaux », reprend Xavier Desouche. Les produits n’ont pas pu faire effet et des grêlons de 2 à 4 centimètres de diamètre se sont abattus sur les cultures. Les dégâts sont très variables d’une vigne à l’autre. Sur certains secteurs, plus de 80 % des productions sont endommagés.

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