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Nos questions à... Ludovic Massacret, président de #agridemain
"Un rendez-vous pour mieux expliquer l'agriculture"

Pour sa sixième édition, les Journées nationales de l'agriculture qui se dérouleront les 5, 6 et 7 juin, veulent " rendre cet événement le plus pédagogique possible ". Inspiré des Journées du patrimoine, le rendez-vous invite le grand public à découvrir les fermes, les entreprises et les acteurs qui font vivre l'écosystème agricole.

Ludovic Massacret, président de #agridemain. Ces trois journées dédiées à l'agriculture ont été lancées en 2021 par le réseau #agridemain et la fondation Make.org avec le haut patronage du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Toutes les informations pratiques sur : https://journeesagriculture.fr/
Ludovic Massacret, président de #agridemain. Ces trois journées dédiées à l'agriculture ont été lancées en 2021 par le réseau #agridemain et la fondation Make.org avec le haut patronage du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Toutes les informations pratiques sur : https://journeesagriculture.fr/
© © A.V.

Les Journées nationales de l'agriculture reviennent pour une sixième édition. De quoi s'agit-il exactement ?

Les Journées nationales de l'agriculture sont conçues pour rendre l'ensemble de l'écosystème agricole accessible au grand public. L'idée est de proposer un rendez-vous national sur le modèle des Journées du patrimoine, avec des portes ouvertes, des rencontres et des animations pour mieux faire comprendre l'agriculture, ses métiers et son rôle dans l'alimentation. L'objectif est de créer un temps fort annuel, clairement identifié, qui permette à celles et ceux qui produisent, transforment, commercialisent ou communiquent autour de l'agriculture de s'adresser directement au public. Le grand public est au cœur des décisions de consommation, donc il est essentiel qu'il puisse mieux comprendre les réalités du terrain.

Qui organise ces Journées nationales de l'agriculture ?

L'événement est né à l'initiative d'acteurs engagés dans la communication agricole, avec le soutien de différents partenaires et mécènes. Depuis, un réseau important s'est structuré autour du projet, avec notamment des organismes professionnels, des partenaires de filière et des réseaux agricoles et alimentaires.

Il y a d'abord un enjeu économique : pour certains producteurs, c'est une occasion de se faire connaître, de développer leur visibilité et parfois leurs ventes directes. Il y a aussi un enjeu de pédagogie, puisque ces journées permettent d'expliquer les pratiques agricoles, les contraintes du métier et les réalités de la production.

Et pour les visiteurs, quel est l'intérêt ?

Pour le public, c'est l'occasion de découvrir des fermes, des entreprises, des magasins ou des lieux de transformation qui ne sont pas toujours visibles. L'idée est aussi de montrer comment se construit notre alimentation, de créer un lien plus direct avec les producteurs et d'encourager une consommation plus locale et plus réfléchie. Cette période correspond à une phase de travail intense dans les exploitations, avec les foins, l'irrigation et d'autres chantiers de saison. Malgré cela, beaucoup d'agriculteurs acceptent d'ouvrir leurs portes, car ils savent que c'est une façon concrète de faire connaître leur métier et leurs produits.

Qu'attendre de cette sixième édition ?

Cette année, on dépasse les 2 100 inscriptions au niveau national. Ce n'est pas énorme au regard du nombre d'agriculteurs, mais cela montre un intérêt réel, dans un contexte où chacun manque déjà de temps et doit rester prioritairement concentré sur son activité.

Deux personnalités très investies accompagnent cette édition : Nina Métayer, cheffe pâtissière et championne du monde, et Édouard Bergeon, agriculteur et réalisateur. Leur présence permet de renforcer le message de l'événement, à la fois sur l'alimentation, la ruralité et la réalité du monde agricole. Nina Métayer apporte un regard fort sur la qualité des produits, la transformation et le lien entre producteurs et consommateurs. Édouard Bergeon, de son côté, incarne une vision sensible et réaliste de la ruralité et du quotidien agricole. Tous deux contribuent à donner de la visibilité à un monde agricole qu'il faut mieux comprendre pour mieux le défendre.

Et en Charente ?

En Charente, plusieurs initiatives sont annoncées autour de la viticulture, du cognac et de certains commerces partenaires. Il peut s'agir de visites, d'animations en magasin, de présentations de producteurs ou d'autres formats de découverte. L'idée est de mettre en valeur les savoir-faire locaux et la diversité des productions du territoire.

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