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Quelles obligations sanitaires lors de rassemblements d'animaux ?

Les regroupements d'animaux sont soumis à une réglementation sanitaire et à des exigences de bien-être animal définies dans le code rural et de la pêche maritime.

© GDS

Les concours et rassemblements sont l'occasion d'admirer des animaux d'exception dans un cadre convivial. C'est un lieu idéal pour promouvoir les différentes filières agricoles auprès du grand public mais également échanger entre professionnels et acteurs du domaine.

Cependant, ils constituent l'une des portes d'entrée de maladies au sein des cheptels, un facteur de risque non négligeable au vu des maladies présentes sur le territoire mais aussi de celles que l'on voit émerger ou revenir à nos portes.

Les regroupements d'animaux sont soumis à une réglementation sanitaire et à des exigences de bien-être animal définies dans le code rural et de la pêche maritime. Il faut bien être conscient qu'il existe un risque notable de transmettre et propager des maladies animales, à la faveur des contacts directs ou indirects entre animaux d'origines et de statuts sanitaires différents, cela même au regard des certificats et exigences sanitaires accompagnant chaque exploitation participante.

Le risque zéro n'existe pas. L'organisateur d'un rassemblement a donc une responsabilité majeure dans la prévention des risques sanitaires.

Pour laisser un animal accéder à un rassemblement, les exigences de l'organisateur peuvent être variables :

1. Des statuts de cheptel à vérifier en priorité : Avant toute participation, il est indispensable de s'assurer du statut sanitaire du troupeau sur les maladies réglementées, et notamment vis-à-vis de l'IBR et de la BVD. Ces maladies réglementées font l'objet de suivis spécifiques et conditionnent l'accès aux rassemblements ;

2. Statuts des animaux : des analyses à anticiper avant le concours. Des analyses individuelles sont généralement demandées dans les 21 jours avant le concours, en particulier pour l'IBR et la BVD. Selon les exigences de l'organisateur, elles peuvent être complétées par des dépistages pour d'autres maladies telles que la besnoitiose, la fièvre catarrhale ovine (FCO) ou la maladie hémorragique épizootique (MHE)...

3. Un risque accru de maladies respiratoires et parasitaires : Le risque principal porte sur le complexe des maladies respiratoires, causé par des pathogènes propres à chaque élevage, générant une immunité de troupeau relative, fragile et facilement mise en défaut à chaque occasion de " brassage ". Virus respiratoire syncytial bovin, coronavirus, mycoplasme, pasteurelles et d'autres s'échangent aussi aisément que les rhumes à la rentrée des classes. À cela s'ajoutent les parasites externes, comme la teigne (qui est une zoonose) ou les poux, facilement transmissibles lors de contacts rapprochés.

Des mesures de prévention indispensables au retour

Les GDS invitent donc les éleveurs à respecter de véritables règles d'isolement, de recontrôle ou de traitement au retour du concours, lorsque les animaux reviennent sur le siège d'exploitation, même temporairement.

En parallèle, la préparation des animaux aux comices doit être adaptée. Dans les conditions de canicule, penser à favoriser l'abreuvement des animaux, voire à l'apport de bicarbonate de soude (200-300 g) dans la ration pour tamponner l'acidose due à la baisse d'ingestion et de rumination. Le stress et les températures importantes en saison estivale réduisent l'immunité en agissant notamment sur la capacité des globules blancs, gendarmes de l'organisme, à se mobiliser contre les pathogènes.

Enfin, dans un contexte sanitaire où s'étendent certaines maladies vectorielles (FCO, MHE...), on peut s'interroger sur la désinsectisation, très fréquemment exigée aujourd'hui lors de rassemblements d'animaux. Bien qu'imparfaite, elle constitue une mesure essentielle de gestion des vecteurs. La vaccination, quand elle est possible, reste la meilleure solution.

Il est donc important d'avoir tous ces éléments à l'esprit lors de participations à des rassemblements. Il est conseillé de contacter le GDS pour plus de renseignements.

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