Le maïs irrigué, béquille de la production laitière du territoire
Face à une récolte d'ensilage de maïs catastrophique, les associés du Gaec des Maisons neuves, à Saint-Rémy, complètent leur stock avec la culture irriguée d'un voisin.
Face à une récolte d'ensilage de maïs catastrophique, les associés du Gaec des Maisons neuves, à Saint-Rémy, complètent leur stock avec la culture irriguée d'un voisin.
Situé aux portes du Marais poitevin, à Magné, le parcellaire de David Sarraud est propice à la culture du maïs. L'éleveur laitier en a semé 40 ha cette année, pour assurer les stocks fourragers de son troupeau de 70 vaches produisant pour l'AOP beurre Charentes-Poitou, et pour vendre le surplus en grain. Ces terres profondes, avec 1,20 m de réserve utile, sont irriguées.
18 ha de maïs, à 15-16 tonnes de matière sèche (tMS) par hectare, ont été réservés pour le troupeau.
Trois options pour compléter les stocks
À 12 km de Magné, le Gaec des Maisons neuves (Laurent et Pascal Tardy, Stéphane Boutin) fait face à un bilan préoccupant : "A Saint-Rémy, sur des petites groies, nous sortons en moyenne 11 tMS/ha de maïs ensilage. Nous avons besoin de 40 ha pour nos 130 vaches laitières, en année 'normale'. Mais c'est très aléatoire selon la météo", explique Laurent Tardy.