Jeunes Agriculteurs 17
La Fête de la Terre s'invite en Haute-Saintonge
Cette année, c’est aux Jeunes Agriculteurs du canton de Haute-Saintonge que revient l’organisation du rendez-vous départemental estival du syndicat. Si le contexte pesant de l’agriculture reste perceptible, le week-end du 15 et 16 août sera aussi l’occasion de mettre en valeur les aspects positifs du métier, entre convivialité, passion et entraide.
Cette année, c’est aux Jeunes Agriculteurs du canton de Haute-Saintonge que revient l’organisation du rendez-vous départemental estival du syndicat. Si le contexte pesant de l’agriculture reste perceptible, le week-end du 15 et 16 août sera aussi l’occasion de mettre en valeur les aspects positifs du métier, entre convivialité, passion et entraide.
Huit ans déjà que la Fête de la Terre n’était pas retournée en Haute-Saintonge ! Si les Jeunes Agriculteurs adhérents du canton le plus vaste du département avaient observé les précédentes éditions (à St-Sulpice-de-Royan en 2024 puis aux Gonds en 2025) en voisins, cette fois, c’est à eux que revient la préparation du rendez-vous agricole le plus fréquenté du département.
Comme depuis plusieurs années, la préparation a débuté par un entraînement sur l’organisation d’événements, avec l’accueil d’une édition de « Ciné des Champs » lors de l’été 2025. Le rendez-vous s’est déroulé à Jarnac-Champagne, au nord du canton ; malgré l’accueil enthousiaste de la commune, les JA de Haute-Saintonge n’y ont pas installé leur Fête de la Terre. « La première difficulté a été de trouver le terrain », souligne le président cantonal, Kévin Aiguillon. « Il faut une vingtaine d’hectares d’un seul tenant, dont une quinzaine rien que pour la fête. » S’ajoutent à cela les problématiques de visibilité et d’accessibilité. Finalement, la commune de St-Martial-de-Mirambeau s’est imposée : un choix inédit, puisque la Fête de la Terre n’avait jamais été implantée dans ce secteur du canton.
Le site de l’événement (12 ha de fête et 6 ha de parking) est situé près d’axes fréquentés et d’une sortie de l’autoroute A10 ; il est également voisin du nord de la Gironde, ce qui laisse espérer aux JA que de nombreux habitants de ce département voisin viendront découvrir.
Le rendez-vous a séduit les élus locaux, qu’il s’agisse de la commune-hôte de St-Martial-de-Mirambeau, de Mirambeau qui n’est qu’à quelques mètres du site de la fête ou de la CdC de Haute-Saintonge ; ces collectivités ont choisi d’accompagner financièrement l’événement.
Les organisateurs, menés par les deux co-présidents de cette édition, Boris Villechalane et Joris Gimon, ont ensuite travaillé sur leurs programmes. L’accent a notamment été mis sur les productions emblématiques de la Haute-Saintonge que sont la viticulture et le bois, avec un pôle dédié aux activités viticoles et un autre aux entreprises forestières (parmi les concessionnaires). De nombreux matériels, neufs comme anciens, seront exposés, et certains entreront même en action lors de courses. Les animaux seront également de la partie.
« Nous aurons aussi une ferme pédagogique qui sera mise en place », précise Boris Villechalane.
Les enfants auront d’ailleurs droit cette année à un ensemble de jeux en bois.
Toutes ces activités permettront de mettre en lumière l’agriculture sous un jour positif, dans un contexte qui l’est beaucoup moins. Cette situation s’est d’ailleurs ressentie lors de la sollicitation, par les JA 17, des entreprises et structures participant habituellement à l’événement. « Cela a été beaucoup plus compliqué que d’habitude », assure Boris Villechalane. « Nous avons eu beaucoup de relances à faire, et des refus également. » Mais le village des partenaires, couplé au marché de producteurs, devrait malgré tout accueillir un grand nombre de stands. « Malgré la conjoncture, nous tenons le coup », souligne Maxime Renaud, secrétaire général adjoint des JA17. « Nous restons unis, et nous continuerons à faire des Fêtes de la Terre tant que nous le pourrons. »
Élevage : les ovins mis à l’honneur via un concours
Si l’élevage bovin reste prédominant en Charente-Maritime, les menaces sanitaires ayant pesé sur la filière ces derniers mois - qui ont perturbé jusqu’au Salon international de l’agriculture, privé de ses vaches et veaux ! - ont incité les organisateurs à la prudence. Le choix a donc été fait de mettre l’accent sur l’élevage ovin, à travers un concours qui sera organisé le dimanche avec l’OES Vendéen. Des animaux de cette race seront présentés, notamment par le lycée agricole Saint-Antoine de Bois qui en a fait une de ses spécialités. C’est d’ailleurs à un mouton que reviendra la tâche de remplacer les vaches lors du fameux loto bouse, qui sera donc cette fois plutôt un loto crottin !
Sports mécaniques : les moteurs vont rugir !
Du côté des sports mécaniques, qui attirent des foules importantes, le moiss-batt cross et les courses de SSV et buggys, animées par l’association Dunes et marais, seront de retour. Des baptêmes de pilotage de ces véhicules seront d’ailleurs proposés aux côtés des traditionnels baptêmes de tracteurs. Absentes depuis l’édition 2023 à Échillais, les courses de tracteurs tondeuses feront cette année leur retour. À noter que chacun de ces sports aura son circuit dédié. En revanche, le tracteur pulling qui avait fait sensation l’an dernier aux Gonds ne sera pas présent lors de cette édition.