Irrigation : fortes chaleurs et rendements amputés
Malgré des nappes phréatiques bien rechargées, l'excès de chaleur et le rayonnement solaire de ces dernières semaines ont durement éprouvé les cultures. Nicolas Giraud, président de l'Adiv, dresse un bilan contrasté de la situation, avec des restrictions réglementaires contestées et une avancée des cycles de croissance des cultures.
Malgré des nappes phréatiques bien rechargées, l'excès de chaleur et le rayonnement solaire de ces dernières semaines ont durement éprouvé les cultures. Nicolas Giraud, président de l'Adiv, dresse un bilan contrasté de la situation, avec des restrictions réglementaires contestées et une avancée des cycles de croissance des cultures.
C'est un paradoxe que souligne d'emblée Nicolas Giraud. " Les nappes se comportent pas trop mal parce qu'on a eu une très bonne recharge cet hiver ". Le département bénéficie de nappes profondes conséquentes dont les niveaux restent satisfaisants, "contrairement à ce que pourrait laisser croire une lecture rapide des cartes du BRGM", s'agace le président des irrigants de la Vienne, dont les récents changements de codes couleurs sont jugés trompeurs par les professionnels.
En revanche, la situation des cours d'eau est plus délicate. Sans soutien d'étiage, plusieurs rivières comme la Gartempe, l'Anglin la Petite Maine, la Pallu ou la Vonne " décrochent ". Cette situation est jugée " classique " pour une année sans orages réguliers, mais elle a déjà déclenché des mesures de crise avec des coupures d'irrigation sur plusieurs bassins, comme la Dive du Nord ou la Clouère.