Florent Morillon, président du BNIC : « Mon seul conseil, garder le cap »
Les élections au BNIC se tiendront fin novembre. A trois mois de ce rendez-vous important de la filière, le président de l'interprofession du cognac, Florent Morillon, ébauche un premier bilan de sa mandature.
Terres de Cognac : Vous arrivez au terme de trois années de turbulences à la tête de l'interprofession du cognac ? Comment les qualifierez-vous vous-même ?
Florent Morillon : Moi, je parlerais de tempête face à cette baisse extrêmement sévère des expéditions. Parce qu'on a perdu quand même 40 % de nos expéditions en cinq ans et avec elles, quinze ans de croissance.
Quand je regarde dans le rétroviseur pour considérer ce qu'on appelle les 100 jours de grâce après une élection, nous n'avons pas connu ce répit à l'interprofession. Nous avons été élus fin novembre 2023 et le 5 janvier 2024, tombait l'enquête chinoise antidumping. Et puis, ça a continué non-stop avec les taxes Trump aux États-Unis. Tous les événements géopolitiques se sont enchaînés.