Feux de la colère de la FNSEA : "Ici, on ne veut pas crever"
Près de 200 agriculteurs, amis et sympathisants de la FNSEA s'étaient rassemblés autour du "feu de la colère" allumé par le syndicat agricole sur la Voie de l'Europe à Angoulême, mardi 13 janvier pour alerter une fois de plus les élus et les pouvoirs publics sur la situation du monde agricole.
Près de 200 agriculteurs, amis et sympathisants de la FNSEA s'étaient rassemblés autour du "feu de la colère" allumé par le syndicat agricole sur la Voie de l'Europe à Angoulême, mardi 13 janvier pour alerter une fois de plus les élus et les pouvoirs publics sur la situation du monde agricole.
L'ambiance avait beau être bon enfant, c'est la colère et une forme de fatigue qui prédomine vers 21 h 30, quand les manifestants entonnent "Ici on ne veut pas crever" sur l'air des corons de Pierre Bachelet, au pied du "feu de la colère", un grand brasier de palettes, de pailles nourri par les agriculteurs. Entre 25 et 30 remorques ont fait le déplacement, laissant également une partie de leurs chargements à divers ronds-points de l'agglomération.
L'objectif restait d'interpeller les élus, en particulier les députés pourtant absents, retenus à Paris par les débats sur la loi de finances. Au niveau des présents, on notera notamment le vice-président du Département Fabrice Geoffroy, la conseillère départementale Marie Pragout, ou le maire d'Angoulême Xavier Bonnefont. Les services de l'État ne sont pas oubliés. "Le préfet doit nous voir depuis les jardins de la préfecture", plaisante le président de la FNSEA 16, Jean-Bernard Sallat.