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Essais COC : 2 100 microparcelles pour innover

Le 5 juin, COC organisait ses visites d'essais à Lémeré, en Indre-et-Loire (37). L'occasion pour les 450 agriculteurs présents de découvrir les compléments de prix, mais aussi près de 14 hectares d'essais sur les cultures.

Les campagnes de céréales sans surprise ou aléa, c'est terminé. Depuis quelques années, le changement climatique a un impact de plus en plus imprévisible sur les champs de toute la France, et COC adapte donc ses travaux pour accompagner les agriculteurs de la Vienne, l'Indre-et-Loire, les Deux-Sèvres et l'Indre. La coopérative avait ainsi choisi cette année de réaliser plus d'essais que les années précédentes : 2 100 microparcelles, sur pas moins de 14 hectares, en Indre-et-Loire. "L'idée était de trouver des innovations et des adaptations au changement climatique" témoigne Ulrich Housseau, directeur général de COC. En plus des habituels essais sur blé colza ou orge, des cultures de printemps avaient été ajoutées, et les essais ont été visités et commentés sur l'intégralité de la journée. "Suite aux deux saisons où l'implantation avait été compliquée, nous avions des demandes d'agriculteurs pour du blé de printemps ou du lin. C'est important que nous ayons des éléments à leur apporter". Des données techniques pour lesquelles "il y a encore assez peu de littérature" précise Anne-Sophie Ditsch, responsable agro-fourniture et terrain. Huit ateliers étaient ainsi proposés, autour du village fournisseurs qui mettait l'accent sur les nouvelles technologies : variétés de colza, insecticides colza, variétés de blé, variétés d'orge, cultures de printemps, fongicides blé, désherbant blé et blé dur. "Nous avons notamment abordé les protocoles de fertilisation du colza, en lien avec le changement de réglementation, ou les stratégies insecticides face à la pression automnale". Le désherbage mécanique sur maïs a également été discuté, avec la présence de deux robots Cyclair (le 3m et le 7m). "Ce robot est en prestation chez un de nos adhérents, et ça interroge beaucoup les agriculteurs". 

Outre cet aspect technique et la convivialité de la journée, c'est aussi pour connaître les compléments de prix que les coopérateurs se déplacent sur ce type de journée. Pas moins de 12 millions d'euros ont été annoncés en redistribution, soit un ajout moyen de 25 €/ tonne (voir le tableau ci-dessous). Des compléments de prix "significatifs" selon Ulrich Housseau, qui ne sont cependant pas suffisants pour couvrir les coûts de production.  "La coopérative est solide, et a joué son rôle d'amortisseur. Mais je sais aussi que ces prix ne sont pour autant pas vraiment rémunérateurs" regrette Emmanuel Massicot, le président de COC. Seul le colza semble véritablement rémunérateur, ce qui permet d'amortir le choc pour un certain nombre d'agriculteurs.

Petite récolte et marchés plombés

Avec 450 000 tonnes, la collecte de l'année passée est la plus petite jamais réalisée, et celle à venir devrait aussi être perturbée. Du côté des prix, Pierre-Adrien Flages, directeur général adjoint de COC, explique que les variations ont été importantes. "Les marchés étaient à la hausse en début de campagne, avant de se stabiliser et de chuter au dernier trimestre 2024". Le début de la campagne 2025 s'est fait sous des cours au plus bas (qui ont égalé ceux du déclenchement de la guerre en Ukraine). Aujourd'hui, les cours sont toujours assez bas, avec un colza qui s'en sort moins mal. "Le colza est à 490 et le blé à 200. C'est un ratio de 2,5, alors qu'il est plutôt d'habitude autour de 1,8". Des évolutions selon lui dues à une parité euro-dollar peu favorable, liée à l'arrivée de Donald Trump et ses différentes annonces, mais aussi à des "marchés trustés par des positions nombreuses et importes de fonds"

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