Ensilages de maïs : sauver ce qui peut l'être
La sécheresse est persistante et les chaleurs ont été précoces. Christophe Ouvrard, éleveur laitier bio à Thurageau, a dû se résoudre à lancer ses chantiers d'ensilage avec plus d'un mois d'avance sur le calendrier traditionnel. Cette campagne va être marquée par la perte de valeur nutritive du fourrage et des surcoûts pour l'alimentation du troupeau.
La sécheresse est persistante et les chaleurs ont été précoces. Christophe Ouvrard, éleveur laitier bio à Thurageau, a dû se résoudre à lancer ses chantiers d'ensilage avec plus d'un mois d'avance sur le calendrier traditionnel. Cette campagne va être marquée par la perte de valeur nutritive du fourrage et des surcoûts pour l'alimentation du troupeau.
Installé à Thurageau, Christophe Ouvrard (EARL du Bois Nouveau) gère une exploitation laitière en agriculture biologique de 160 ha. Son troupeau compte 70 vaches à la traite. Pour nourrir ses animaux, il consacre habituellement 25 ha à la culture du maïs, une ressource normalement destinée à assurer les stocks de l'année.
Le constat est sans appel : cette année, le chantier d'ensilage a débuté le 22 juillet, une date très précoce. Christophe Ouvrard rappelle qu'au temps de ses parents, les récoltes se faisaient entre le 15 septembre et le 15 octobre. Si des années extrêmes comme 2003 avaient vu des chantiers démarrer au 15 août, le seuil franchi cette année est symptomatique d'un dérèglement profond.