Eau
Eau 17 : Un soutien accru pour améliorer la protection des captages
L'organisme public a annoncé le 11 février le renforcement de ses dispositifs d'accompagnement des bonnes pratiques agricoles.
L'organisme public a annoncé le 11 février le renforcement de ses dispositifs d'accompagnement des bonnes pratiques agricoles.
Renforcement des dispositifs actuels et déploiement de nouvelles aides : voici les deux axes annoncés par Eau 17 dans le cadre de son accompagnement vers une agriculture plus vertueuse pour les captages d'eau. Dans un communiqué publié le 11 février, l'organisme prend acte que les MAEC déployés sur les territoires Arnoult-Lucérat et Tout Vent (Landrais), deux zones de captages soumises au programme Re-Sources, « manquent d'adaptation technique et administrative ». Eau 17 a donc choisi de renforcer ses propres « contrats volontaires » aux agriculteurs. S'échelonnant sur une durée pouvant aller de 1 à 5 ans, ces contrats nécessitent un diagnostic de l'exploitation agricole réalisé par la Chambre d'agriculture. « Les mesures cumulables dans la limite des plafonds couvrent la gestion de l'assolement, les alternatives aux phytosanitaires et les intercultures permettant d'éviter le lessivage. »
Des mesures inédites proposées
« Grâce à l'évolution nationale du minimis agricole (de 20 000 € à 50 000 € sur 3 ans), le plafond local passe à 4 500 €/an/exploitation », complète Eau 17.
« Un super-plafond de 6000 €/an/exploitation cible les éleveurs, le bio, les nouveaux installés (2 ans) ou des cultures à bas niveau d'intrants pluriannuelles (miscanthus, sylphie, luzerne). »
Au sein des GAEC, le plafond est proportionnel au nombre d'associés (soit 9 000 € ou 12 000 € pour deux associés).
Eau 17 indique qu'en complément des mesures existantes depuis 2023 (cultures bas intrants, intercultures, bonus prairies MAEC, équipements collectifs et désherbage mécanique), quatre nouvelles aides seront proposées. Celle sur les jachères et bandes mellifères s'élève à 200 €/ha, pour un engagement de 3 ans. Pour l'implantation de cultures pluriannuelles, le montant passe à 300 €/ha, avec un engagement de 5 ans. L'implantation de lin oléagineux est proposée pour un montant de 300 €/ha/an, avec un engagement annuel. Enfin, pour la fertilisation raisonnée, l'engagement est soumis à une durée de 5 ans, avec une rémunération de 300 €/ha/an ; mais cette dernière mesure n'est disponible que sur le territoire du captage de Tout Vent.
En 2026, Eau 17 prévoit de verser au total 252 000 € d'aides (dont 172 000 € financés par la Région Nouvelle-Aquitaine et l'Agence de l'eau Adour-Garonne) à soixante exploitations pour une surface de 800 ha. « Une étude est en cours afin de transposer tout ou partie des aides directes actuelles en paiements pour services environnementaux (PSE) pour pérenniser le soutien des financeurs », indique l'organisme public.
Crédit : Eau 17